jeudi 20 avril 2006

Interface

J'ai regardé The Corporation sur C+ hier. Un docu qui dresse un portrait de psychopathe de l'entreprise. Ca fait peur, et ça ne rassure pas sur les dégats du capitalisme à la recherche systématique de profits (il existe d'autres capitalismes.....).
Dans ce documentaire, j'ai particulièrement aimé ce que disait le PDG d'Interface, Roy Anderson, fabricant de moquettes, qui a géré son entreprise comme le patron de base, sans se soucier ni d'autrui ni d'environnement, jusqu'au jour où, en 1994, des clients lui ont demandé ce qu'il faisait pour l'environnement.

Il n'a pas su répondre...

Cette question a mis mal à l'aise tout son personnel....

Il a convoqué son top management worldwide pour trouver les réponses. On lui a demandé de faire un discours d'introduction du séminaire pour exposer sa vision : il n'en avait pas. Ni vision, ni discours, ni idée.

Chemin faisant, il s’est rendu compte qu’en tant qu’industriel, il ne pouvait continuer à utiliser les ressources naturelles sans penser aux générations futures et à l’impact de son activité sur l’environnement. Il a alors transformé la philosophie et la manière de fonctionner de sa société, de façon radicale.

De sa façon de s'exprimer, et après un petit tour sur leur site web, c'est un indéniable changement de mentalité : se rejoignent l'attitude d'un patron et les idées de l'homme.

D'ailleurs, il concluait, en disant qu'il n'y avait plus d'autres choix possibles. Il disait que demain, un patron qui agirait comme il l'avait fait pendant des années, finirait en prison. Il ne voit pas d'autre alternative. Il trouve cela justifié.

Ca m'a rassuré de l'entendre dire ça. Il y a, malgré le tableau noir, des hommes capables d'être visionnaires et de ne pas se comporter comme tous les autres, d'être différent pour faire se rejoindre leurs décisions de patron et de père de famille.

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