samedi 30 juin 2007

Les secrets de Nils

vendredi 29 juin 2007

Pomme d'Adam

L'autre soir, allongé avec Jade dans son lit pour la lecture du soir, Jade passe la main sur ma gorge et me dit :

- Tu as du pain, là, Papa !

Alors, je passe ma main sur la gorge et je dis que non, mais Jade insiste et passe à son tour sur ma pomme d'adam, et me dit :

- Euh, oui, c'est pas du pain, c'est comme le monsieur qui a mangé une pomme qui s'est coincé, t'as une pomme coincé, Papa ?
- Mais non, c'est ma pomme d'Adam
- Tu as une dent coincée là ?
demande Jade

J'éclate de rire :

- Mais non, Jadou, je n'ai rien de coincé, c'est pas une dent, mais ce que tu touches sur ma gorge, ça s'appelle la pomme d'Adam
- Ah d'accord


Et on a lu le livre de Fulberte la sorcière qui se transforme en fée pour plaire à Amadou le marabout.

mardi 26 juin 2007

Nils crache

Ca y est, après de nombreuses explications, durant de nombreux soirs, Nils a enfin compris aujourd'hui qu'on n'avale pas l'eau destinée à se rincer les dents. Alors, c'est la découverte d'un nouveau jeu où on en met un peu partout. Jusqu'à ce qu'un jour, il comprenne la suite logique, qu'on n'en met pas partout, justement.

samedi 23 juin 2007

La grande angoisse

Vendredi 17 heures, je quitte le travail précipitamment, laissant tout en plan, suite à l'appel téléphonique de Sophie, depuis l'aéroport où elle tente de prendre le premier vol pour rentrer. A l'heure des bouchons, je prends la file d'urgence pour doubler tout le monde et arriver à l'école prendre Jade. Je lui dis juste "vite, Jade !" en la voyant dans la cour. Elle prend son élan et arrive jusque moi en même temps que je signe la décharge de la garderie. Elle me demande :

- Qu'est-ce qu'il y a, Papa ?
- Je dois emmener Nils à l'hôpital tout de suite, ma puce, faut se dépêcher...


Alors, Jade court à mes cotés comme elle n'a jamais couru. Je vois qu'elle aime son petit frère. Ca m'émeut. On monte dans la voiture, je démarre aussitôt et boucle ma ceinture plus tard. Je grille le feu rouge qui se présente devant moi.

Alors Jade me redemande ce qu'il y a :

- Nils a de la fièvre et il a vomi plusieurs fois à la crèche, Jade, et Loana l'a emmené chez le médecin et le médecin dit qu'il faut l'emmener tout de suite à l'hôpital mais ne t'inquiète pas, ça va aller...
- Ah bon ?
- Oui, si ça tombe, c'est pas grave


Mais Jade doit bien le voir que je suis pas dans mon état normal, que je flippe, que je me fais des films dans la tête en tentant de le cacher.

Arrivant au rond-point juste avant de bifurquer dans la petite rue qui mène chez nous, trois motards verbalisent en ville les excès de vitesse. Je m'arrête en double file, commence à m'adresser au premier qui ne me répond pas et ne m'écoute pas mais pointe son doigt vers son collègue en grimaçant. J'explique alors au collègue en question que je dois emmener mon fils d'urgence à l'hôpital et que si un motard pouvait m'aider à ces heures de bouchon, vue l'urgence, ça m'aiderait beaucoup. Alors, le second motard pointe du doigt en me disant :

- Faut voir avec le chef

Je me rends compte que le chef, c'était le premier motard, lui réexplique le truc, et il me répond :

- Ah, ça, faut voir avec les pompiers

Je réponds :

- Ok, laissez tomber, merci beaucoup

Mais, j'enrage de leur balancer que leur mission c'est de verbaliser plutôt que d'aider ou de protéger, qu'être poli ou écouter, ou aider, ça peut être dans leurs missions. Mais en fait, je m'en balance, je retraverse le rond-point sans me soucier des voitures qui arrivent, remonte, redémarre, le tout a dû durer trois minutes. Je stoppe devant la maison, descends Jade de la voiture en lui disant que non, elle ne peut pas venir avec moi, qu'elle va rester avec Loana.

Je sonne, trouve Loana, Nils à coté, debout, et c'est déjà bon signe. Elle me dit qu'il a revomi deux fois, me donne la lettre du médecin, le sac qu'elle a préparé, de l'eau, des vêtements, une couche, car il a soif et il faudra le changer s'il revomit.

J'installe Nils dans le siège de Jade, qui n'est pas fait pour lui, mais on y va. Il me demande pourquoi Jade ne vient pas, je dis juste qu'elle reste avec Loana. Il est blanc. Ca ne me rassure pas. Au feu du bas de notre rue, qui ne donne que 30 secondes pour rejoindre le flot de l'avenue Saint-Exupéry, la lumière est verte mais les voitures devant nous n'avancent pas. Je dis "Allez, Allez" en klaxonnant dans mon état second. Nils répète "allez". Quand c'est mon tour, ça passe au rouge et je m'arrête cette fois car Nils est avec moi. Je comprends que l'on n'a pas avancé car une adolescente a pris tout son temps, pour traverser, walkman sur la tête, alors que le feu était vert pour nous, dans le style du jeune qui emmerde tout le monde. Pour moi, chaque seconde compte et j'ai envie de lui expliquer ma situation, que je dois emmener mon bout de chou à l'autre bout de la ville, sans tarder, et que ses états d'âme mettent en danger un peu plus Nils. Mais je n'ai pas les mots pour dire ça, alors j'abaisse la vitre et je lui gueule "Pétasse". Elle ne se retourne pas. Nils répète en même temps que moi "Péta". Ca fait déclic dans ma tête, ça me ramène à plus de raison : ça ne se fait pas devant les enfants, ça ne se fait pas tout court. Dans cette situation, il m'a fait sourire, et trente secondes après, ce sourire se transforme en une haine indicible que je ne veux pas le perdre. Au moins cet incident, dans l'urgence présente, m'a ramené à un peu de raison pour faire la route jusqu'à l'hôpital en même temps que le mimétisme de Nils sur mon action a accru mon émotivité à son sujet.

Finalement, ça roule moyennement. Nils me dit qu'il a chaud, et j'abaisse les vitres. Il est sage. Il est super. Mais plus il est super, plus ma gorge se noue. Je me retourne de temps en temps pour lui caresser les cuisses, lui sourire, lui demander si ça va, lui faire coucou, mais dès que je remets la tête dans le sens de la route, ma tronche change. Vite, Purpan, faut que j'y arrive et je découvre le SMS de Sophie qui me détaille le chemin pour y aller au moment même où je m'inquiétais de retrouver le chemin.

Dans ma tête, je m'en veux vis à vis de Nils de n'avoir pas quitté le travail en raison du dossier urgent qu'il fallait remettre, je m'en veux d'avoir laissé Sophie, depuis Paris, s'arranger avec Loana emmener Nils chez le médecin. C'était à moi de le faire et je ne l'ai pas fait, pour ce qui, sur l'instant, m'apparaît dérisoire. C'est un sentiment dur à porter sur l'instant, a posteriori, quand je sais maintenant pourquoi j'emmène Nils à l'hôpital, même si lorsque j'ai indiqué à Sophie que vraiment, je ne pouvais pas, la situation ne semblait pas aussi grave. Même avec cet élément à décharge, je suis très sévère sur mon comportement.

J'en profite pour ouvrir l'enveloppe du médecin et lire que Nils présente un état méningé et qu'il faut d'urgence lui faire un bilan infectieux. Ca ne me remonte pas le moral.

Vincent, du boulot, qui m'a vu partir sans rien dire, m'appelle :

- Yann ?
- Oui, Vincent, là, je suis en route pour l'hôpital pour emmener mon fils à l'hôpital
- Merde...
- Il a sûrement une méningite
- Bon courage
- Ouais, j'ai les boules là, tu vois, carrément


Je raccroche sans attendre, et les larmes me montent. Je n'aurais pas pû faire plus long au téléphone.

On arrive à Purpan, direction l'hôpital des enfants. Encore deux feux rouges trop long. On se gare. Je descends tout, les papiers, le carnet de Santé, Nils et ses affaires, lequel me fait signe de vomir mais non, ça ne vient pas. Je le porte jusqu'aux urgences. Là, elles papotent derrière le comptoir mais s'affairent immédiatement quand je leur tends la lettre.

- On va s'occuper de lui me disent-elles

Je n'ai pas la carte vitale, et elles me disent aussi que ce n'est pas grave. On n'est pas aux états-unis me suis-je dit.

Très vite, Nils est pris en charge. Premières mesures de température. Il n'en a plus, ou plutôt, la même que tout le monde. Ca étonne. Et je ne sais pas si on lui a donné du paracétamol ou autre. J'essaie de joindre Sophie ou Loana. Je suis obligé de sortir dehors pour appeler. Nils est inquiet que je le laisse seul. Il ne me quitte pas des yeux. Je reste exprès à portée de vue à travers les portes vitrées. Il reste sage. Avec toutes ses IRM, ses échographies, ses rendez-vous chez le docteur, il a l'habitude. Je n'arrive à joindre personne. Je trouve ça long. Ca m'énerve. Finalement, j'ai Loana qui me dit que le médecin n'a rien donné et qu'elle ne sait pas pour la crèche. Je n'ai donc rien à ajouter pour aider l'infirmière.

On se rasseoit. Nils est déçu de l'absence de voitures dans le garage posé sur la table. Je lui lis un livre mais il est plus intrigué par ce garçon en maillot de foot avec un plâtre sur la jambe. Avant la fin du livre, on est conviés en salle 14. Là, les infirmières ouvrent une application qui présente spatialement toutes les salles, et le dossier de Nils est rangé salle 14. Je le tiens dans mes bras. Il ne dit mot. Il est encore blanc. Il me dit qu'il a faim. C'est l'heure, c'est normal, surtout qu'il n'a plus rien dans le ventre et je n'ai rien à lui donner.

Je vois arriver une interne. Je me dis que c'est mal barré, une interne, ça ne sait rien. Plus que moi, mais bon là, pour une méningite, quand même, je me dis qu'un gars un peu expérimenté ferait mieux l'affaire. Et ça se confirme quand elle me demande de faire l'historique, pourquoi il prend de l'Oréxol comme antibiotique là.

- Ben, parce qu'on a vu qu'il avait les bronches prises quand il a fait une IRM il y a 15 jours
- Il a fait une IRM, pourquoi ?
- Ben, c'était juste une IRM de contrôle
- Il en fait régulièrement ?
- Oui, il est situs inversus complet, il a ses organes inversés, et bon, y'a des doutes autour de sa rate
- Ah bon ?
- Oui, la première fois, ils avaient pas trouvé de rate, enfin, vous savez, les médecins écrivent pas les trucs, ils disent pas qu'il en a pas, ils disent qu'il en a peut-être pas, mais que c'est pas sûr, car c'est tellement petit que s'ils la voient pas, c'est peut-être parce que c'est trop petit pour la déceler
- ...
- Enfin, c'est pas trop le sujet là, mais bon, un an plus tard, il a changé de statut, il est passé du "il en a peut-être pas" à "il en a peut-être une", parce qu'ils ont vu un truc à l'endroit de la rate, qui fonctionne comme une rate, de la taille d'une rate mais je vous l'ai dit, les médecins écrivent pas alors il en avait peut-être une
- ...
- Et là, un an après, à ses deux ans, ils en trouvé peut-être deux, ... donc je me dis qu'à ses trois ans, il en aura peut-être trois, non ?


Finalement, je la ramène sur le sujet, mais ça leur fait toujours bizarre aux médecins, les trucs compliqués qu'on arrive à leur expliquer mieux qu'eux des fois, surtout aux internes. Comme ça, sur ses particularités, c'est fait, on ne reviendra pas dessus. Là, j'avais l'impression de faire un cours sur le situs inversus complet, et à chaque fois, l'impression que Nils, complètement normal, devienne une sorte de sujet d'expérimentation. Je sais déjà ce qu'elle va penser en mettant son stéthoscope à droite pour la première fois de sa vie. Elle veut savoir si c'est à la naissance qu'on a découvert ça, à l'échographie du 3ème trimestre, et je dis non, et ça semble remettre en cause des choses apprises en cours, visiblement. Alors, je dis non, à ses 6 mois, pour une échographie des reins. Et là, c'est reparti pour le hors sujet :

- Ah bon, pourquoi vous avez fait une échographie des reins
- Ben, parce que dans le cordon ombilical, ...
- Y'avait qu'une artère au lieu de deux
me coupe-t-elle car là, visiblement, ça rejoint ce qu'elle sait déjà
- Oui, et à cette échographie, on a vu que les reins fonctionnaient bien mais qu'il présentait un situs inversus complet, voilà, ...

Ensuite, on discute sur le fait que les médecins en l'oscultant ne l'avaient sans doute pas décelé à cause de l'effet cage de résonance, tandis qu'elle me dit que non, on l'entend bien à droite.

Nils est tout ce temps dans mes bras. Il regarde les souris et le renard dessinés sur le mur. Ceci dit, elle commence à l'osculter, me pose et repose des questions auxquelles je suis en peine de répondre car c'est vraiment Sophie qui va chez le médecin avec les enfants.

Je dis aussi que Nils a été vacciné il y a un mois contre une méningite que transportent les tiques en prévision de nos vacances. Et l'an passé, contre une autre, la C, alors elle m'explique qu'il y en a de toutes sortes.

Nils tend les bras, bouge la tête, regarde en bas, à gauche, en haut, devant, derrière, à droite, là où on lui dit. Je comprendrais ensuite qu'il s'agit de vérifier la souplesse de sa nuque, car une nuque raide est un des symptômes de la méningite. C'est ensuite parti pour un fonds de gorge qui ne révèlera rien, une discussion sur les antibiotiques, sur le poids plume de Nils, qui a quand même perdu un kilo en une semaine, et est encore plus poids plume, et lui, ravi de se peser.

Le médecin entre et sort, resort et rerentre, et Nils se déride, reprend des couleurs, a faim, a vu la boîte d'oeufs en chocolat qui traîne dans une boîte en plastique avec Oui-Oui dessus.

Nils se redéshabille, est inspecté pour voir s'il n'a pas de boutons sur le corps. Dès que le médecin n'est pas là, il me demande "é quoi ça", alors je dis "des perfusions, des gants, encore des gants, des masques", et là, il me dit "moi aussi, masque ... bleu !". Je réponds que oui. Et on recommence plusieurs fois ce dialogue dès que nous ne sommes plus que deux dans la pièce, et ça veut dire qu'il reprend des forces, qu'il ne s'éteint pas, et finalement, le médecin fait son rapport, ses recommandations, il faudra le surveiller mais il n'a pas de méningite, plutôt une angine. Je me dis tout ça pour ça mais en même temps, ce ça, ce diagnostic, je n'en veux pas d'autre que celui-là.

On ressort avec une ordonnance et un rapport, les affaires sous le bras, et j'ai un grand soulagement intérieur. On s'en va, vite, autant pour fuir ce cauchemar que pour rentrer car il est tard : la vie normale de ce petit garçon va reprendre : aller au lit. Dehors, un camion de pompiers est garé, alors Nils est heureux : on se rapproche du camion, Nils fait "Pimpon" plusieurs fois. On reste un moment devant le camion, et les pompiers à l'intérieur n'ont pas l'air de comprendre, pas tous.

On s'en va. Avant de sortir, on croise Sophie qui arrive de l'aéroport. Je sors Nils de la voiture pour qu'il aille avec elle. Elle est soulagée, dit à Nils qu'elle a eu peur, et qu'elle est très contente de le voir. Nos regards se croisent et suffisent pour comprendre que nous avons vécu la même grande angoisse, et maintenant, le même soulagement.

Le lendemain, Sophie ira voir le médecin qui nous expliquera que Nils avait vraiment la nuque raide, et qu'elle a eu 4 cas la semaine passée, et qu'elle s'étonne qu'ils ne lui aient même pas fait de prise de sang. Les médecins ne sont jamais d'accord. Ils en font parfois trop, sans vous ménager, et stressent plus les gens qu'ils ne sauvent des vies. C'est un mode de fonctionnement que j'accepte car la vie n'a pas de prix, et le stress en a un. Nils n'a pas la grande forme, affaibli par plusieurs semaines de tracasseries mais il n'a pas de méningite, et s'il en avait eu une, j'ai découvert qu'elle n'est pas forcément dramatique, qu'elle peut être simplement virale et passagère comme un rhume. Mais le mot fait peur, surtout accolé au mot urgence.

La vie a repris son cours, l'angoisse a disparu et on s'organise cette semaine pour qu'il puisse souffler un peu et se reposer à la maison. On était à Rio Loco le lendemain soir, à manger des gambas au bord de la garonne, en écoutant de la musique espagnole, et tout ça nous semblait déjà loin, même si je suis sûr que Sophie y a repensé autant que moi.

jeudi 21 juin 2007

Napoleon

- C'est comme Napoléon, Despote ou héritier de la révolution, Hé hé !

Voilà ce que quelqu'un m'a répondu à une discution simple de la vie quotidienne. Le tout avec le sourire en coin de la subtilité de la réponse qui ne pouvait m'échapper, tant évidemment, c'est un sujet récurrent de mes sorties mondaines.

- Euh, tu peux pas faire plus simple comme réponse ? ou bien c'est pour faire l'intéressant, ou voir de quel versant je suis alors, ... ?

Comme c'était dans le monde professionnel, j'ai fait sagement :

- Evidemment !

mercredi 20 juin 2007

Fête des pères

Pour la fête des pères, j'ai eu de drôles de grimaces, un splendide masque africain, de jolis dessins et une promesse de week-end amoureux en perspective.

mardi 19 juin 2007

La fête d'anniversaire

lundi 18 juin 2007

Edouard Baer

Avec Sophie, on aime le garçon. Alors, lorsqu'il vient lire du Modiano au Clôitre des Jacobins, devant un parterre assagi, à l'écoute, et que sous la Nef, il décline avec passion, assis, durant une grosse heure, de longs extraits de Un Pedigree de Modiano, un de mes auteurs préférés, alors, on s'y précipite pour écouter ce roman, qui raconte son enfance, douloureuse et symptômatique des douleurs des enfants dont les parents ne s'occupent pas. Enfin, lui, l'écrivain parisien taiseux, lu par un trublion passionné de son oeuvre, ça ne s'inventait pas comme mélange plus irréaliste mais sensé.

Et on en est ressorti abasourdis, heureux, les têtes pleines de rebonds. Et ça effacait, pour moi, immédiatement la soirée de la veille.

dimanche 17 juin 2007

Dafalgan 500

Devant le cloître des jacobins, on attend sagement dans la file des spectateurs prévoyants et ayant déjà acquis leur billet quand une dame arrive et nous raconte sa vie :

- A mon grand âge, vous savez, je souffre d'arthrose et à marcher toute la journée comme ça, je fatigue et il me faudrait de l'efferalgan et d'habitude, j'en ai, mais là, je ne sais pas pourquoi, j'ai oublié d'en avoir sur moi, et j'ai surestimé ma capacité à faire le marathon, et pas seulement des mots, qu'est-ce qu'on court entre les lieux, n'est-ce pas ?, oui, j'ai fait tous les spectacles depuis hier, tous les endroits, et là, il faudrait que je m'assoie ou que je prenne de l'efferalgan ou un truc comme ça, je vais leur demander à l'accueil s'ils en ont, là, aux petites grenouilles en vert, ou alors au crapaud en chef (ils sont tous habillés en vert, les organisateurs du marathon) mais si vous en avez...
- Ah oui, je dois avoir ça,
dit Sophie

On n'a rien demandé. C'est un fleuve verbal qui est arrivé. Pas le genre de vieille dame qui a besoin de causer à la caissière du supermarché avant de retourner chez elle dans sa solitude. Non, plutôt la suractive, qui veut rester jeune, autant dans son comportement que le reste, bonne vivante et dont on le devine tout de suite.

- Ah non, ce n'est pas ce que je croyais, en fouillant et tombant sur une plaquette qui n'en est pas, qui est autre chose, je pensais mais c'est autre chose
- Ah, c'est autre chose ? bon...
- Oui, je croyais mais...
- Mais ils vont surement me trouver ça, les petites grenouilles, en plus je les connais bien
- Ah...
- Oui, j'ai fait toutes les lectures quasiment, et j'en connais quelques-uns, je fais des photos, hier, les jambes de Fanny Ardant, quelles jambes !


Puis, une jeune qui fait la queue juste derrière nous lui tape sur l'épaule et lui tend un bout de plaquette de dafalgan 500 avec encore un comprimé dedans.

- Mais vous n'en avez pas besoin demande la vieille dame, pas si âgée d'ailleurs (mais qui aime à le rappeler étonnament)
- Pas pour l'instant, jusqu'ici tout va bien, je n'en ai pas besoin... a priori lui lance-t-elle avec un humour certain
- Merci beaucoup, j'ai une bouteille d'eau, ça va me faire du bien, bon, d'habitude, il me faut trois efferalgan 1500, sinon je ne sens rien

Moi qui n'en prends jamais, trois grosses doses, je me dis... même si rapporté au poids, l'écart est moindre mais ce n'est pas tant cela qui m'interpelle que ce coté latin, où les gens, avais-je lu dans Le Monde il y a peu, à la question "ça va ?" se lancent très rapidement en racontant justement tout ce qui ne va pas, tandis que dans d'autres pays, plus nordiques ou anglo-saxons, on se contente de répondre par des banalités pudiques, n'étalant jamais ainsi les difficultés personnelles. Et encore, pour juger ainsi de son expansivité bien latine, aurait-il fallu que nous lui posions cette question...

Mais tout cela était amusant, et tout autant l'était le fait que toutes ces femmes étaient à ce point des pharmacies ambulantes, qu'il leur faille dans leur sac, un arsenal chimique dépassant le simple cadre de la pilule, et que même Sophie puisse avoir sur elle des aspirines ou du paracétamol en standard. Une grande découverte fort passionnante, que de les voir ensuite toutes les 3 (la dame, Sophie, la sauveteuse au dafalgan) échanger sur le sujet. Seul représentant masculin à ce moment là, j'ouvrais toutes grandes mes oreilles.

L'attente se prolongeait, la file s'allongeait et se densifiait, et la vieille dame avait trouvé d'autres compagnons de discussion.

J'avais compris qu'elle venait de Paris, lorsqu'elle s'était étonnée à un moment de la conversation que les gens n'achètent pas leurs billets à l'avance, ici, à Toulouse, viennent comme ça, tranquille, les mains dans les poches, voir Edouard Baer lire du Modiano dans un cloître et que, sans doute, elle était d'ailleurs fatiguée à cause d'avoir stressée ici comme une parisienne. Mais je compris qu'elle venait de s'installer ici lorsque causant avec ses nouveaux compagnons de discussion, je l'entendis dire que le plus dur, dans l'installation en province, était de trouver un gynéco, un coiffeur, et un dentiste. Autour d'elle, je vis les gens acquiescer avec une certaine empathie. Et c'était reparti pour un tour...

samedi 16 juin 2007

Le marathon des mots

Hier soir, vendredi, nous allions voir Marianne Faithfull au TNT, dans le cadre du marathon des mots. Le marathon des mots, c'est un ensemble de spectacles de lecture d'oeuvres durant 3 jours. Là, l'auteur lu était Marguerite Duras. Sur scène, Marianne Faithfull était accompagnée de Fanny Ardant.

Arrivés à la bourre avec Sophie, on se retrouve au premier rang... du balcon, et Sophie, comme elle le fait une fois sur deux, a oublié ses lunettes. Ce n'est pas grave, ce sont nos oreilles qui doivent fonctionner.

Et au moment de se mettre en route, c'est de l'anglais que j'entends. Cette lecture est en anglais. Je me concentre mais perds pied au bout des premières minutes. Ce spectacle devient alors insupportable, comme un cours d'anglais où l'on rame, où l'on a pas le niveau, où il faut se concentrer et où chaque mot perdu fait perdre le sens de la phrase et où chaque phrase perdue enlève un peu plus de sens à l'histoire que l'on vous lit.

Donc, au bout de 5 minutes de spectacle, je suis largué et me demande combien de temps cela va durer. Ca ne m'emballe pas, Marianne Faithfull qui parle devant l'auditorium plein, en lisant à voix basse un texte de Marguerite Duras. Je ne m'endors pas, il fait trop chaud, c'est un mauvais moment. Sophie semble apprécier. J'ai mal au dos, je me tiens droit avec le secret espoir de ne pas me rendre ainsi trop grand pour mon voisin de derrière.

Ensuite, c'est Fanny Ardant, assise à coté de la première lectrice, qui prend enfin le relais en Français. Elle continue sur le même texte ou plutôt, le reprends, dans sa traduction. Alors, j'y reprends goût, je comprends cette histoire d'homme et de femme qui se dévisagent et trouvent l'amour via la déception amoureuse du monsieur, et assez vite, ça boucle et ça me lasse, et ça répète vingt fois qu'on est à Savannah Bay, dans un film avec Henri Fonda, et que cette dame là, est dans le film avec lui, donc à Savannah Bay, et ça, au moins, trente fois l'entend-t-on.

Ca s'arrête enfin, j'applaudis le minimum, on sort et il fait meilleur, on descend par l'ascenseur et j'ai envie de dire que c'est nul mais un vieux monsieur distingué, style ministère de la culture (et je les ai cotoyés...) s'extasie "qu'est-ce que c'était beau et comme elles lisaient bien !". Alors, j'attends d'être dehors pour dire à Sophie que c'était nul et un truc intello-nombriliste, ce à quoi elle me répond que dès que ça devient un peu cultivé, ça me dépasse mais que je dois accepter les choses différentes des concerts pop. Faux débat, car je rétorque qu'en huit années de spectacles ensemble, c'est la première fois que je dis ça, malgré quelques shakespeare ou autres spectacles de grand cru. Finalement, on met ça sur mon niveau d'anglais qui a le dos plus souple que la diversité culturelle et littéraire. J'ajoute quand même qu'Edouard Baer lisant Modiano, demain, ça sera surement plus sexy. Et au détour d'une bière en terrasse, on se rend compte que j'ai confondu, durant toute la lecture, Charlotte Rampling et Fanny Ardant. Ca, c'est pas mon niveau d'anglais....

vendredi 15 juin 2007

La sauveuse d'abeilles

Jade arrive du fin fond du jardin pour me dire que, Papa, Papa, elle a sauvé des abeilles de la piscine.

- Ah oui, et comment tu as fait ?
- Ben, j'en ai sauvé une avec mes mains et deux avec l'épuisette
- Mais fais attention à ne pas te piquer, avec les mains, Jadou...
- Ben, elles peuvent pas me piquer, Papa, elles sont mortes
- Mais alors, comment as-tu pu les sauver ?
- Ben, je les ai juste sauvé de l'eau !!!

jeudi 14 juin 2007

Joyeux anniversaire

Au téléphone

Ce Mercredi, le téléphone a donc sonné pour Jade, laquelle, très heureuse de prendre successivement tous les membres de la famille a quand même très vite conclu les sonneries d'un petit soupir :

- Ah, c'est encore pour un Joyeux anniversaire... disait-elle comme blasée en s'approchant du téléphone, dès le deuxième appel...

Puis, un passage obligé par :

- Ben, on a vu Shrek au cinéma, et en plus, tu sais, on a mangé plein de popcorn....

Quelquefois, elle racontait qu'elle avait distribué des carambars dans la classe le matin, lesquels étaient devenus mous avec la chaleur. Mais la vraie fête, c'est Samedi, avec les copines, et ça, ça compte plus que d'avoir réellement 6 ans hier.

mercredi 13 juin 2007

Bon anniversaire Jade

C'est le grand jour tant attendu : l'anniversaire de Jade, 6 ans, et des mois que l'on en parle à la maison. Et comme c'est la sortie de Shrek 3 en ce 13 juin, coincidence oblige, il y aura peut-être un cinéma à la clé (en sus d'un vaccin qui tombe pas bien...).

mardi 12 juin 2007

Et de deux...

Et de deux, en moins d'une semaine. Deuxième dent enlevée, deuxième passage de la souris, deuxième billet de cinq euros, et deuxième jouet. C'est la fête et la porte d'entrée s'agrandit
Alors Jade nous explique qu'une de ses copines voulait que Jade s'arrache la dent pour voir. Finalement, une grande frayeur nous a pris, avec Sophie, "Et si Jade s'amusait à s'arracher les dents pour les cadeaux ?"

Mais Jade choisit de nous rassurer :

- Mais, Papa, elle bougeait déjà avant que je l'enlève
- Ah, on est rassurés !

lundi 11 juin 2007

Pas de cerises

Cette année aura été une année sans cerises, ou si peu, la faute probable à ce printemps bizarre, alternant gelées et temps chaud. Et une fois les cerises mûres, et malgré tout, se présentant en nombre, bien qu'amputées des deux tiers de la récolte de l'an passé, mais parissant en quantité suffisante pour de nombreux clafoutis et desserts, la pluie a alors rapidement envahi le ciel toulousain durant plusieurs semaines, ne laissant que peu d'éclaircies pouvant permettre de grimper là-haut cueillir ces belles cerises juteuses. Le second effet est qu'une fois les oiseaux servis, la pluie a pourri toutes les cerises, les unes après les autres. Quand je repense à l'an passé, et ces dizaines de sacs de cerise, nous avons dû profiter de deux ou trois sacs. Un regret. En attendant l'orgie l'an prochain, qu'on espère.

Prêt !

Alors que je m'emploie au montage de la piscine, Nils me dit :

- Est pret moi iscine
- Jade, pret, oui !
ajoute-t-il
- Oui, bonhomme, mais Papa, il est pas encore pret, lui !

dimanche 10 juin 2007

MoDem

Jour de vie ou de mort pour le Modem. Faut-il préciser que l'ADSL est très largement répandu de nos jours ?
A l'heure du vote électronique, c'est pas trop mal comme nom de parti...
En tout cas, je ne connaissais pas le nom du gars pour qui j'ai voté avant de choisir le bulletin et de le mettre dans l'enveloppe, alors le nom du parti, c'était un bon début...

samedi 9 juin 2007

La souris des dents

Elle est enfin apparue dans notre maison, la nuit dernière, dans la chambre de Jade, pour emporter une dent bien enrobée dans un mouchoir (même si Jade s'inquiétait de savoir si la souris allait trouver la dent dans le mouchoir et que finalement, ne valait-il pas la mettre en évidence...) et la remplacer par un petit cadeau et un billet de 5 ans, puisque Jade n'avait pas de préférence entre les deux, nous avons dit qu'on verrait bien ce que la souris amènerait, et finalement, ce sera les deux. Jade attendait ce moment depuis un certain temps, au fur et à mesure que ses copines lui racontaient comment leurs dents étaient tombées, les billets de cinq euros qu'elles avaient trouvés, et ces sensations de dents qui tombent, laissent la place à un trou, et repoussent.

Reste une inconnue dans notre manie de parents qui gravent les instants et collectionnent mille choses retraçant la vie de nos enfants. Qu'allons nous faire de cette première dent décrochée ?

vendredi 8 juin 2007

La journée de l'eau

Il y a des journées qui se découvrent des thématiques que l'on n'avait pas prévues, et hier, ce fût la thématique de l'eau. Bien qu'il ne plut pas et que le soleil fut radieux. J'ai commencé la journée une serpillère à la main à cause de la machine à laver qui débordait, puis juste après un café, j'ai fait le plombier en réparant une fuite énorme à notre arrivée d'eau. J'ai ensuite donné un bain improvisé à Nils qui en avait bien besoin. Et ce soir, pour terminer, au dîner, Jade a renversé son verre sur Loana, dont le contenu s'est étalé sur toute la table, et elle eut cette phrase magique qui m'a fait rire, pour clôre la thématique :

- Ah, ben, ça tombe bien parce que j'avais pas soif !

jeudi 7 juin 2007

Record battu

J'ai fait mon déplacement professionnel le plus rapide de ma vie, hier, en allant à Lyon. Décollage à 14h00 de Blagnac. Arrivée à 15h00. Prendre la voiture pour rencontrer le client à 16h00. En sortir à 18h00. Arrivée à l'aéroport de Saint-Exupéry à 19h00 pour un décollage à 20H00, et une arrivée à la maison, après l'atterrissage à 21H00. J'aurais passé 5 heures à Lyon, montre en mains. 2 heures en voiture, 2 heures chez le client, 1 heure à l'aéroport. A moins que le client que je doive rencontrer soit dans l'aéroport, et que je descende ce record à 3 heures, ce qui m'apparaît improbable, je crois que j'ai établi hier une performance de haute volée dans l'histoire du trafic aérien de ma propre vie.
La prochaine fois, je m'y fais un resto, à Lyon.

mercredi 6 juin 2007

Trampoline

Ca y est, c'est la course aux "à moi, à moi" : le trampoline est arrivé en direct comme cadeau de fête des mères de France 3. Finalement, une fois posé dans le salon, le temps que la nouveauté s'estompe et rejoigne les combles, c'est avant tout un cadeau pour les enfants...
Pour l'instant, on y va casqué, mais, sachant que Jade en fait à l'école sans casque, justement, et qu'elle veut nous démontrer qu'elle en fait à merveille sans ("Papa, à l'école, on en fait sans casque, je te dis !"), je me demande combien de temps encore, donc, elle acceptera de donner cet exemple tronqué à son petit frère pour que lui, qui ne maîtrise pas encore, justement, ne tente pas l'impossible sans casque...
Dans l'immédiat, ils s'amusent, avec ou sans...

mardi 5 juin 2007

Nils à table

Nils mange de la Paella. Dans la paella, ce sont les moules pleines de riz que Nils adore. Alors, le lendemain, j'ai fait des moules marinières. Après avoir fait "Ouais, des moules", tout comme sa soeur, que nenni, il n'en a pas voulu. Il manquait le riz à l'intérieur, je crois..



Pour la traduction du dialogue, typique de ce que Nils dit à table.

- eu veux un gros
- Un gros ?
demande Papa
- Oui, un gros
- Tiens !
- Un gros
- Un gros
- Un gros
- Un gros ?
Oh la la redemande Maman
- Oui, un gros !
- C'est bon ça, hein, Nils ?
questionne Papa
- Humm, é bon, ça
Puis, l'histoire de la crevette...
Et enfin :

- Oh, oui, chauchon ! (comprendre, j'ai trouvé du saucisson, enfin, du chorizo...)

lundi 4 juin 2007

L'atelier

Dans mes résolutions 2007, il y a "Se remettre à peindre". J'ai donc profité du bel après-midi de Dimanche pour sortir mon chevalet, à l'heure de la sieste de Nils, et tenter de retrouver quelques réflexes ou techniques que j'ai perdu durant ces années sans pratique. Jade, qui adore cela, et s'y était essayé avec moi à Paris, du temps où je peignais régulièrement, a saisi l'occasion de faire comme Papa. On a alors disserté sur les couleurs et on en a fabriqué plein. Jade mélangeait, fabriquait du rouge carmin, du vert pomme, du vert caca d'oie aussi, forcément, et ce fut un beau moment.

dimanche 3 juin 2007

A bicyclette

Jade aura mis un peu de temps pour cela, sans doute, de notre faute de ne pas l'avoir accompagnée plus souvent pour lui donner confiance en la matière. Mais peu importe, elle découvre cette sensation grisante de tenir, sans les petites roues, seule sur son VTT. La première envolée aura été sur l'ile du ramier, paisible endroit au bord de l'eau malgré tous ces messieurs en recherche de rencarts. D'ici peu, nous n'aurons plus à la pousser pour démarrer, et elle tournera sans frayeurs. Je ne sais pas ce qu'elle ressent le plus, du soulagement ou de la fierté d'y être arrivé, ou du plaisir de cette liberté d'aller loin devant et vite. Un peu de tout ça, je suppose, avec la fatigue d'avoir pédalé, bien sûr.

samedi 2 juin 2007

Les lunettes

Depuis plusieurs mois, je me demandais si Nils ne regardait pas de travers, ce que je constatais surtout lorsqu'il fatiguait. Sophie et Loana disaient que Non, alors je n'ai pas insisté au-delà de mes habitudes. J'étais comme David Vincent, seul à avoir vu que Nils devait sans doute porter des lunettes ou, tout du moins, qu'il faille s'en inquiéter.

Puis, un jour, la directrice de la crèche m'interpela sur ce sujet : je n'étais plus seul au monde à avoir vu cela : le parcours initiatique de Nils dans le monde des ophtalmologistes pouvait s'enclencher. C'est Sophie qui s'en est occupée.

Après une première visite pour faire connaissance et tenter de se faire une idée, une deuxième visite s'impose avec des gouttes à mettre dans les yeux une heure avant pour faire gonfler les pupilles : autant dire qu'il n'a dû rien voir... puis le verdict tombe : il faut mettre des lunettes, rien de grave mais il faut... Alors, partagés que nous sommes entre "c'est bien de corriger ça le plus tôt possible" et "en allant chez un Ophtalmo, forcément, tu reviens avec des lunettes", nous avons pu voir que Nils est particulièrement fier de les porter, que cela ne le gêne pas, et je redoute maintenant simplement la première chute lorsqu'il les aura sur le nez.

En tout cas, ça lui change le visage, lui donne un air un peu intello-sage, et sa grande soeur aimerait maintenant en avoir aussi. Le temps du gadget un peu nouveau n'est pas encore passé. Ce gadget, rudement cher et peu remboursé, est bien évidemment, bleu.

vendredi 1 juin 2007

Le spectacle de danse

Pris dans la tourmente, le père indigne que je suis a loupé, après le carnaval de la crèche, le spectacle de danse de Jade. Mercredi après-midi, Sophie a donc pu découvrir ce qui, le reste de l'année, nous était caché comme un secret. Et moi, j'attendrais encore, et aurais ma chance l'an prochain puisque Jade veut rempiler.