lundi 18 juin 2007

Edouard Baer

Avec Sophie, on aime le garçon. Alors, lorsqu'il vient lire du Modiano au Clôitre des Jacobins, devant un parterre assagi, à l'écoute, et que sous la Nef, il décline avec passion, assis, durant une grosse heure, de longs extraits de Un Pedigree de Modiano, un de mes auteurs préférés, alors, on s'y précipite pour écouter ce roman, qui raconte son enfance, douloureuse et symptômatique des douleurs des enfants dont les parents ne s'occupent pas. Enfin, lui, l'écrivain parisien taiseux, lu par un trublion passionné de son oeuvre, ça ne s'inventait pas comme mélange plus irréaliste mais sensé.

Et on en est ressorti abasourdis, heureux, les têtes pleines de rebonds. Et ça effacait, pour moi, immédiatement la soirée de la veille.

dimanche 17 juin 2007

Dafalgan 500

Devant le cloître des jacobins, on attend sagement dans la file des spectateurs prévoyants et ayant déjà acquis leur billet quand une dame arrive et nous raconte sa vie :

- A mon grand âge, vous savez, je souffre d'arthrose et à marcher toute la journée comme ça, je fatigue et il me faudrait de l'efferalgan et d'habitude, j'en ai, mais là, je ne sais pas pourquoi, j'ai oublié d'en avoir sur moi, et j'ai surestimé ma capacité à faire le marathon, et pas seulement des mots, qu'est-ce qu'on court entre les lieux, n'est-ce pas ?, oui, j'ai fait tous les spectacles depuis hier, tous les endroits, et là, il faudrait que je m'assoie ou que je prenne de l'efferalgan ou un truc comme ça, je vais leur demander à l'accueil s'ils en ont, là, aux petites grenouilles en vert, ou alors au crapaud en chef (ils sont tous habillés en vert, les organisateurs du marathon) mais si vous en avez...
- Ah oui, je dois avoir ça,
dit Sophie

On n'a rien demandé. C'est un fleuve verbal qui est arrivé. Pas le genre de vieille dame qui a besoin de causer à la caissière du supermarché avant de retourner chez elle dans sa solitude. Non, plutôt la suractive, qui veut rester jeune, autant dans son comportement que le reste, bonne vivante et dont on le devine tout de suite.

- Ah non, ce n'est pas ce que je croyais, en fouillant et tombant sur une plaquette qui n'en est pas, qui est autre chose, je pensais mais c'est autre chose
- Ah, c'est autre chose ? bon...
- Oui, je croyais mais...
- Mais ils vont surement me trouver ça, les petites grenouilles, en plus je les connais bien
- Ah...
- Oui, j'ai fait toutes les lectures quasiment, et j'en connais quelques-uns, je fais des photos, hier, les jambes de Fanny Ardant, quelles jambes !


Puis, une jeune qui fait la queue juste derrière nous lui tape sur l'épaule et lui tend un bout de plaquette de dafalgan 500 avec encore un comprimé dedans.

- Mais vous n'en avez pas besoin demande la vieille dame, pas si âgée d'ailleurs (mais qui aime à le rappeler étonnament)
- Pas pour l'instant, jusqu'ici tout va bien, je n'en ai pas besoin... a priori lui lance-t-elle avec un humour certain
- Merci beaucoup, j'ai une bouteille d'eau, ça va me faire du bien, bon, d'habitude, il me faut trois efferalgan 1500, sinon je ne sens rien

Moi qui n'en prends jamais, trois grosses doses, je me dis... même si rapporté au poids, l'écart est moindre mais ce n'est pas tant cela qui m'interpelle que ce coté latin, où les gens, avais-je lu dans Le Monde il y a peu, à la question "ça va ?" se lancent très rapidement en racontant justement tout ce qui ne va pas, tandis que dans d'autres pays, plus nordiques ou anglo-saxons, on se contente de répondre par des banalités pudiques, n'étalant jamais ainsi les difficultés personnelles. Et encore, pour juger ainsi de son expansivité bien latine, aurait-il fallu que nous lui posions cette question...

Mais tout cela était amusant, et tout autant l'était le fait que toutes ces femmes étaient à ce point des pharmacies ambulantes, qu'il leur faille dans leur sac, un arsenal chimique dépassant le simple cadre de la pilule, et que même Sophie puisse avoir sur elle des aspirines ou du paracétamol en standard. Une grande découverte fort passionnante, que de les voir ensuite toutes les 3 (la dame, Sophie, la sauveteuse au dafalgan) échanger sur le sujet. Seul représentant masculin à ce moment là, j'ouvrais toutes grandes mes oreilles.

L'attente se prolongeait, la file s'allongeait et se densifiait, et la vieille dame avait trouvé d'autres compagnons de discussion.

J'avais compris qu'elle venait de Paris, lorsqu'elle s'était étonnée à un moment de la conversation que les gens n'achètent pas leurs billets à l'avance, ici, à Toulouse, viennent comme ça, tranquille, les mains dans les poches, voir Edouard Baer lire du Modiano dans un cloître et que, sans doute, elle était d'ailleurs fatiguée à cause d'avoir stressée ici comme une parisienne. Mais je compris qu'elle venait de s'installer ici lorsque causant avec ses nouveaux compagnons de discussion, je l'entendis dire que le plus dur, dans l'installation en province, était de trouver un gynéco, un coiffeur, et un dentiste. Autour d'elle, je vis les gens acquiescer avec une certaine empathie. Et c'était reparti pour un tour...

samedi 16 juin 2007

Le marathon des mots

Hier soir, vendredi, nous allions voir Marianne Faithfull au TNT, dans le cadre du marathon des mots. Le marathon des mots, c'est un ensemble de spectacles de lecture d'oeuvres durant 3 jours. Là, l'auteur lu était Marguerite Duras. Sur scène, Marianne Faithfull était accompagnée de Fanny Ardant.

Arrivés à la bourre avec Sophie, on se retrouve au premier rang... du balcon, et Sophie, comme elle le fait une fois sur deux, a oublié ses lunettes. Ce n'est pas grave, ce sont nos oreilles qui doivent fonctionner.

Et au moment de se mettre en route, c'est de l'anglais que j'entends. Cette lecture est en anglais. Je me concentre mais perds pied au bout des premières minutes. Ce spectacle devient alors insupportable, comme un cours d'anglais où l'on rame, où l'on a pas le niveau, où il faut se concentrer et où chaque mot perdu fait perdre le sens de la phrase et où chaque phrase perdue enlève un peu plus de sens à l'histoire que l'on vous lit.

Donc, au bout de 5 minutes de spectacle, je suis largué et me demande combien de temps cela va durer. Ca ne m'emballe pas, Marianne Faithfull qui parle devant l'auditorium plein, en lisant à voix basse un texte de Marguerite Duras. Je ne m'endors pas, il fait trop chaud, c'est un mauvais moment. Sophie semble apprécier. J'ai mal au dos, je me tiens droit avec le secret espoir de ne pas me rendre ainsi trop grand pour mon voisin de derrière.

Ensuite, c'est Fanny Ardant, assise à coté de la première lectrice, qui prend enfin le relais en Français. Elle continue sur le même texte ou plutôt, le reprends, dans sa traduction. Alors, j'y reprends goût, je comprends cette histoire d'homme et de femme qui se dévisagent et trouvent l'amour via la déception amoureuse du monsieur, et assez vite, ça boucle et ça me lasse, et ça répète vingt fois qu'on est à Savannah Bay, dans un film avec Henri Fonda, et que cette dame là, est dans le film avec lui, donc à Savannah Bay, et ça, au moins, trente fois l'entend-t-on.

Ca s'arrête enfin, j'applaudis le minimum, on sort et il fait meilleur, on descend par l'ascenseur et j'ai envie de dire que c'est nul mais un vieux monsieur distingué, style ministère de la culture (et je les ai cotoyés...) s'extasie "qu'est-ce que c'était beau et comme elles lisaient bien !". Alors, j'attends d'être dehors pour dire à Sophie que c'était nul et un truc intello-nombriliste, ce à quoi elle me répond que dès que ça devient un peu cultivé, ça me dépasse mais que je dois accepter les choses différentes des concerts pop. Faux débat, car je rétorque qu'en huit années de spectacles ensemble, c'est la première fois que je dis ça, malgré quelques shakespeare ou autres spectacles de grand cru. Finalement, on met ça sur mon niveau d'anglais qui a le dos plus souple que la diversité culturelle et littéraire. J'ajoute quand même qu'Edouard Baer lisant Modiano, demain, ça sera surement plus sexy. Et au détour d'une bière en terrasse, on se rend compte que j'ai confondu, durant toute la lecture, Charlotte Rampling et Fanny Ardant. Ca, c'est pas mon niveau d'anglais....

vendredi 15 juin 2007

La sauveuse d'abeilles

Jade arrive du fin fond du jardin pour me dire que, Papa, Papa, elle a sauvé des abeilles de la piscine.

- Ah oui, et comment tu as fait ?
- Ben, j'en ai sauvé une avec mes mains et deux avec l'épuisette
- Mais fais attention à ne pas te piquer, avec les mains, Jadou...
- Ben, elles peuvent pas me piquer, Papa, elles sont mortes
- Mais alors, comment as-tu pu les sauver ?
- Ben, je les ai juste sauvé de l'eau !!!

jeudi 14 juin 2007

Joyeux anniversaire

Au téléphone

Ce Mercredi, le téléphone a donc sonné pour Jade, laquelle, très heureuse de prendre successivement tous les membres de la famille a quand même très vite conclu les sonneries d'un petit soupir :

- Ah, c'est encore pour un Joyeux anniversaire... disait-elle comme blasée en s'approchant du téléphone, dès le deuxième appel...

Puis, un passage obligé par :

- Ben, on a vu Shrek au cinéma, et en plus, tu sais, on a mangé plein de popcorn....

Quelquefois, elle racontait qu'elle avait distribué des carambars dans la classe le matin, lesquels étaient devenus mous avec la chaleur. Mais la vraie fête, c'est Samedi, avec les copines, et ça, ça compte plus que d'avoir réellement 6 ans hier.

mercredi 13 juin 2007

Bon anniversaire Jade

C'est le grand jour tant attendu : l'anniversaire de Jade, 6 ans, et des mois que l'on en parle à la maison. Et comme c'est la sortie de Shrek 3 en ce 13 juin, coincidence oblige, il y aura peut-être un cinéma à la clé (en sus d'un vaccin qui tombe pas bien...).

mardi 12 juin 2007

Et de deux...

Et de deux, en moins d'une semaine. Deuxième dent enlevée, deuxième passage de la souris, deuxième billet de cinq euros, et deuxième jouet. C'est la fête et la porte d'entrée s'agrandit
Alors Jade nous explique qu'une de ses copines voulait que Jade s'arrache la dent pour voir. Finalement, une grande frayeur nous a pris, avec Sophie, "Et si Jade s'amusait à s'arracher les dents pour les cadeaux ?"

Mais Jade choisit de nous rassurer :

- Mais, Papa, elle bougeait déjà avant que je l'enlève
- Ah, on est rassurés !

lundi 11 juin 2007

Pas de cerises

Cette année aura été une année sans cerises, ou si peu, la faute probable à ce printemps bizarre, alternant gelées et temps chaud. Et une fois les cerises mûres, et malgré tout, se présentant en nombre, bien qu'amputées des deux tiers de la récolte de l'an passé, mais parissant en quantité suffisante pour de nombreux clafoutis et desserts, la pluie a alors rapidement envahi le ciel toulousain durant plusieurs semaines, ne laissant que peu d'éclaircies pouvant permettre de grimper là-haut cueillir ces belles cerises juteuses. Le second effet est qu'une fois les oiseaux servis, la pluie a pourri toutes les cerises, les unes après les autres. Quand je repense à l'an passé, et ces dizaines de sacs de cerise, nous avons dû profiter de deux ou trois sacs. Un regret. En attendant l'orgie l'an prochain, qu'on espère.

Prêt !

Alors que je m'emploie au montage de la piscine, Nils me dit :

- Est pret moi iscine
- Jade, pret, oui !
ajoute-t-il
- Oui, bonhomme, mais Papa, il est pas encore pret, lui !

dimanche 10 juin 2007

MoDem

Jour de vie ou de mort pour le Modem. Faut-il préciser que l'ADSL est très largement répandu de nos jours ?
A l'heure du vote électronique, c'est pas trop mal comme nom de parti...
En tout cas, je ne connaissais pas le nom du gars pour qui j'ai voté avant de choisir le bulletin et de le mettre dans l'enveloppe, alors le nom du parti, c'était un bon début...

samedi 9 juin 2007

La souris des dents

Elle est enfin apparue dans notre maison, la nuit dernière, dans la chambre de Jade, pour emporter une dent bien enrobée dans un mouchoir (même si Jade s'inquiétait de savoir si la souris allait trouver la dent dans le mouchoir et que finalement, ne valait-il pas la mettre en évidence...) et la remplacer par un petit cadeau et un billet de 5 ans, puisque Jade n'avait pas de préférence entre les deux, nous avons dit qu'on verrait bien ce que la souris amènerait, et finalement, ce sera les deux. Jade attendait ce moment depuis un certain temps, au fur et à mesure que ses copines lui racontaient comment leurs dents étaient tombées, les billets de cinq euros qu'elles avaient trouvés, et ces sensations de dents qui tombent, laissent la place à un trou, et repoussent.

Reste une inconnue dans notre manie de parents qui gravent les instants et collectionnent mille choses retraçant la vie de nos enfants. Qu'allons nous faire de cette première dent décrochée ?

vendredi 8 juin 2007

La journée de l'eau

Il y a des journées qui se découvrent des thématiques que l'on n'avait pas prévues, et hier, ce fût la thématique de l'eau. Bien qu'il ne plut pas et que le soleil fut radieux. J'ai commencé la journée une serpillère à la main à cause de la machine à laver qui débordait, puis juste après un café, j'ai fait le plombier en réparant une fuite énorme à notre arrivée d'eau. J'ai ensuite donné un bain improvisé à Nils qui en avait bien besoin. Et ce soir, pour terminer, au dîner, Jade a renversé son verre sur Loana, dont le contenu s'est étalé sur toute la table, et elle eut cette phrase magique qui m'a fait rire, pour clôre la thématique :

- Ah, ben, ça tombe bien parce que j'avais pas soif !

jeudi 7 juin 2007

Record battu

J'ai fait mon déplacement professionnel le plus rapide de ma vie, hier, en allant à Lyon. Décollage à 14h00 de Blagnac. Arrivée à 15h00. Prendre la voiture pour rencontrer le client à 16h00. En sortir à 18h00. Arrivée à l'aéroport de Saint-Exupéry à 19h00 pour un décollage à 20H00, et une arrivée à la maison, après l'atterrissage à 21H00. J'aurais passé 5 heures à Lyon, montre en mains. 2 heures en voiture, 2 heures chez le client, 1 heure à l'aéroport. A moins que le client que je doive rencontrer soit dans l'aéroport, et que je descende ce record à 3 heures, ce qui m'apparaît improbable, je crois que j'ai établi hier une performance de haute volée dans l'histoire du trafic aérien de ma propre vie.
La prochaine fois, je m'y fais un resto, à Lyon.

mercredi 6 juin 2007

Trampoline

Ca y est, c'est la course aux "à moi, à moi" : le trampoline est arrivé en direct comme cadeau de fête des mères de France 3. Finalement, une fois posé dans le salon, le temps que la nouveauté s'estompe et rejoigne les combles, c'est avant tout un cadeau pour les enfants...
Pour l'instant, on y va casqué, mais, sachant que Jade en fait à l'école sans casque, justement, et qu'elle veut nous démontrer qu'elle en fait à merveille sans ("Papa, à l'école, on en fait sans casque, je te dis !"), je me demande combien de temps encore, donc, elle acceptera de donner cet exemple tronqué à son petit frère pour que lui, qui ne maîtrise pas encore, justement, ne tente pas l'impossible sans casque...
Dans l'immédiat, ils s'amusent, avec ou sans...

mardi 5 juin 2007

Nils à table

Nils mange de la Paella. Dans la paella, ce sont les moules pleines de riz que Nils adore. Alors, le lendemain, j'ai fait des moules marinières. Après avoir fait "Ouais, des moules", tout comme sa soeur, que nenni, il n'en a pas voulu. Il manquait le riz à l'intérieur, je crois..



Pour la traduction du dialogue, typique de ce que Nils dit à table.

- eu veux un gros
- Un gros ?
demande Papa
- Oui, un gros
- Tiens !
- Un gros
- Un gros
- Un gros
- Un gros ?
Oh la la redemande Maman
- Oui, un gros !
- C'est bon ça, hein, Nils ?
questionne Papa
- Humm, é bon, ça
Puis, l'histoire de la crevette...
Et enfin :

- Oh, oui, chauchon ! (comprendre, j'ai trouvé du saucisson, enfin, du chorizo...)

lundi 4 juin 2007

L'atelier

Dans mes résolutions 2007, il y a "Se remettre à peindre". J'ai donc profité du bel après-midi de Dimanche pour sortir mon chevalet, à l'heure de la sieste de Nils, et tenter de retrouver quelques réflexes ou techniques que j'ai perdu durant ces années sans pratique. Jade, qui adore cela, et s'y était essayé avec moi à Paris, du temps où je peignais régulièrement, a saisi l'occasion de faire comme Papa. On a alors disserté sur les couleurs et on en a fabriqué plein. Jade mélangeait, fabriquait du rouge carmin, du vert pomme, du vert caca d'oie aussi, forcément, et ce fut un beau moment.

dimanche 3 juin 2007

A bicyclette

Jade aura mis un peu de temps pour cela, sans doute, de notre faute de ne pas l'avoir accompagnée plus souvent pour lui donner confiance en la matière. Mais peu importe, elle découvre cette sensation grisante de tenir, sans les petites roues, seule sur son VTT. La première envolée aura été sur l'ile du ramier, paisible endroit au bord de l'eau malgré tous ces messieurs en recherche de rencarts. D'ici peu, nous n'aurons plus à la pousser pour démarrer, et elle tournera sans frayeurs. Je ne sais pas ce qu'elle ressent le plus, du soulagement ou de la fierté d'y être arrivé, ou du plaisir de cette liberté d'aller loin devant et vite. Un peu de tout ça, je suppose, avec la fatigue d'avoir pédalé, bien sûr.

samedi 2 juin 2007

Les lunettes

Depuis plusieurs mois, je me demandais si Nils ne regardait pas de travers, ce que je constatais surtout lorsqu'il fatiguait. Sophie et Loana disaient que Non, alors je n'ai pas insisté au-delà de mes habitudes. J'étais comme David Vincent, seul à avoir vu que Nils devait sans doute porter des lunettes ou, tout du moins, qu'il faille s'en inquiéter.

Puis, un jour, la directrice de la crèche m'interpela sur ce sujet : je n'étais plus seul au monde à avoir vu cela : le parcours initiatique de Nils dans le monde des ophtalmologistes pouvait s'enclencher. C'est Sophie qui s'en est occupée.

Après une première visite pour faire connaissance et tenter de se faire une idée, une deuxième visite s'impose avec des gouttes à mettre dans les yeux une heure avant pour faire gonfler les pupilles : autant dire qu'il n'a dû rien voir... puis le verdict tombe : il faut mettre des lunettes, rien de grave mais il faut... Alors, partagés que nous sommes entre "c'est bien de corriger ça le plus tôt possible" et "en allant chez un Ophtalmo, forcément, tu reviens avec des lunettes", nous avons pu voir que Nils est particulièrement fier de les porter, que cela ne le gêne pas, et je redoute maintenant simplement la première chute lorsqu'il les aura sur le nez.

En tout cas, ça lui change le visage, lui donne un air un peu intello-sage, et sa grande soeur aimerait maintenant en avoir aussi. Le temps du gadget un peu nouveau n'est pas encore passé. Ce gadget, rudement cher et peu remboursé, est bien évidemment, bleu.

vendredi 1 juin 2007

Le spectacle de danse

Pris dans la tourmente, le père indigne que je suis a loupé, après le carnaval de la crèche, le spectacle de danse de Jade. Mercredi après-midi, Sophie a donc pu découvrir ce qui, le reste de l'année, nous était caché comme un secret. Et moi, j'attendrais encore, et aurais ma chance l'an prochain puisque Jade veut rempiler.