dimanche 11 juin 2006

Angleterre - Paraguay

J'ai regardé Angleterre - Paraguay, partiellement, entre la sieste, et quelques instants avec Jade qui se faisait des tresses avec son babyliss offert par maria quelques jours avant son anniversaire.

A l'entrée des joueurs sur le terrain, Jade dit :

- Oh, Papa, regarde, il y a des petits garçons et des filles
- Oui, oui...


Soudain, ça l'intéresse un peu plus :

- Papa, c'est qui les bleus ?
- C'est le paraguay, pas loin du pays de Maria !
- Et en rouge ?
- C'est le gardien
- Et lui là en rouge ?
- Ben, c'est l'arbitre qu'est aussi en rouge !
- Et en jaune,
- Ben, c'est le gardien de l'autre équipe
- Mais je croyais qu'il était en rouge le gardien !


Et au but anglais :

- Regarde Papa, ils ont gagné !!
- Ils ont gagné la coupe du monde


Puis, deux minutes plus tard, le ralenti du but :

- Papa, encore, ils ont la coupe du monde !!!

Puis, c'est Nils qui se réveille, et se met à coté de moi (ou plutôt, c'est moi qui le met à coté de moi) avec son biberon pour regarder la fin du match. Il est absorbé. Voilà, c'est son premier match de coupe du monde, à 17 mois et demi, peut-être même son premier match de football, tant généralement, il était au lit à cette heure.



Je me souviens, d'un match de championnat espagnol, fin juin 2001, dans notre appartement parisien, un Valence-Barcelone à l'équipe du Dimanche, 3-3, où Jade, 2 semaines de vie, s'était endormie sur mes épaules après son biberon tardif du soir. Entre Jade, précocément mise devant un match de football, et Nils, qui le découvre seulement maintenant, lequel des deux m'accompagnera dans cette passion ?

samedi 10 juin 2006

Cassé... (2)

Jade m'a fait une blague ce soir à dîner, je ne sais plus laquelle mais elle l'a enchaînée en disant "cassé.." tout en faisant bien ce geste avec le bras, en diagonale, de haut en bas, et repliant celui-ci en démarrant le geste bras plié, exactement comme Braiiice, qu'elle n'a jamais vu comme je l'écrivais la semaine passée... mais je me demande quand même comment arriver au même mimétisme sans connaître l'original !

vendredi 9 juin 2006

La dame de la cantine

Dans la voiture nous ramenant de l'école, Jade me dit :

- Tu sais, il y a une dame à la cantine que je vois plus, tu sais !
- Ah
- Oui, ça fait plusieurs jours que je la vois plus


Plusieurs jours, ça peut être une semaine, un mois, trois mois ? Combien de temps ? Et quoi ? Une absence maladie ? une mystérieuse disparition ? une fin de CDD ?

- Mais pourquoi tu me parles d'elle ?
- Tu l'as vue dans la rue ?
- Non, mais je la vois plus à la cantine
- Et elle s'appelle comment ?
- Ah, je sais plus, Myriam.... non c'est pas ça..
- Mireille ?
- Non, Myriam, mais non...
- Et pourquoi tu me dis tout ça, Jade ?
- Pourquoi tu me parles d'elle maintenant ?
- Tu l'aimais bien, c'est ça
- Oui


Pourquoi elle ? S'en doute-t-elle ?

London Town

Samedi dernier, après le Mas y Mas, on a atterri au London Town, pub proche de la place des Carmes. Juste pour y boire une pinte avec Sophie, avant d'enfourcher nos vélos et de rentrer le long du canal.
Et là, si l'endroit est habituellement presque bondé, en ouvrant la porte, nous avons basculé dans un autre monde : une foule de supporters toulousains agglutinés face à nous. Cette ville sent le rugby depuis le début mais là, nous y sommes, nous y voilà, dans le rugby. Demi-finale du championnat de France face à l'ennemi juré : le Stade Français. Partout, des jeunes aux maillots rouge et noir, EADS obligé et Peugeot, allongés à même le sol, debout sur les chaises, ou à six sur les banquettes de trois places. Et une fois franchi cette marée humaine, personne ne bloque le passage pour commander deux bières, tous absorbés par le match.

Tension extrême, 9-6, puis 9-9 : les parisiens recollent, j'ai du mal à me sentir pour Toulouse (où je vis) et partager cette déception de l'égalisation parisienne : j'en suis presque heureux, vieux réflexe de supporter parisien en football, superposé implicitement au rugby ?
Mais lorsqu'à deux minutes de la fin, les toulousains passent devant, c'est l'émeute dans le bar, et là, je suis aussi content pour Toulouse, car je suis ici, et autant partager cela avec eux...
Les parisiens rateront l'immanquable dans les arrêts de jeu, et c'est un ouf général dans ce bar réorganisé en travées : je suis mi-content, mi-peiné, comme si je n'avais pas encore choisi mon camp.

Mais n'y-a-t-il là rien de plus normal en divisant mes semaines entre paris et toulouse depuis bientôt 2 ans ? N'en est-ce pas une implicite conséquence ?

jeudi 8 juin 2006

Eloge de la lenteur

Sophie a acheté "Eloge de la lenteur" de Carl Honoré. Le titre du livre dit tout du programme mais s'il fallait une phrase accrocheuse, celle en page 5 suffit : "Nous avons mieux à faire de la vie que d'en accélérer le rythme", citation de Gandhi, que Sophie me lit à voix haute comme pour m'indiquer que la lecture de ce livre, qu'elle vient d'acquérir, va être des plus intéressantes.

Je me dis intérieurement que si cela lui passe l'envie d'aller courir vers le parc et ses jeux avec les enfants, et d'y préférer s'allonger sur le transat à lire au soleil pendant qu'eux s'inventent des jeux dans le jardin, alors, c'est une très bonne acquisition.

Je la vois d'ailleurs sur le transat en train de lire, bercée par le chant des oiseaux. Ou la lecture a déjà porté ses fruits, ou elle n'est pas nécessaire...

Le jongleur de chiffres

Le voici, qui jongle avec ses balles, marquées de chiffres. Pour illustrer qu'il n'est pas facile de s'y repérer, dans tous ces signes cabalistiques ?

mercredi 7 juin 2006

Chansonnette

Jade chantonne souvent, sur des airs connus, elle y place de nouvelles paroles.
L'autre matin, ça a donné ça :

1, 2, 3, nous irons aux bois
4, 5, 6, à fond les manettes
mais elle est passée où zosette ?

Ma ! Vous me reconnaissez ?

mardi 6 juin 2006

La princesse, la fée et l'ange

Jade évolue dans ses dessins. J'adore particulièrement celui-là, qu'elle m'a présenté dimanche matin au petit déjeuner : au milieu de ses tentatives d'écritures en bâtons ou en attaché, il y a trois dessins délicieux.
A gauche, en rose, se trouve la princesse, qu'on reconnait grâce à sa couronne, et sa robe à mi-bras, flottante. Au milieu, en jaune, on aperçoit la fée, qui se distingue par sa baguette magique à étoiles. Enfin, l'ange, reconnaissable à ses ailes, conclut le panorama en bleu.

Sélection de blogs

A force d'arpenter le monde aléatoire des blogs, une petite sélection toute personnelle :

{MAD WORLD} pour trois choses : son attrait pour les aventures de Jade et Nils, la qualité de l'écriture, et cette quête de recherche d'une place à soi dans le monde actuel autant que personnel

Bongore pour les couleurs des peintures et des photos d'archéologie publicitaire

Woody Rat ou les aventures extraordinaires de ce petit rat belge

The phoenix rises ou comment perdre beaucoup d'argent au poker, en tentant de devenir joueur professionnel, ce qui est visiblement au-dessus des capacités du garçon

Je les rajoute en lien permanent....

lundi 5 juin 2006

Mas y Mas



Samedi soir, rue des filatiers, le Mas y Mas, bar à tapas. En terrasse, temps chaud, ciel bleu, les vélos accrochés à proximité, un pichet de sangria rouge puis des assiettes d'asperges grillées et ventrèche, txistorra ou jambon de la bodega. Mon amour face à moi. J'aurais pu appeler ça la vie toulousaine, par rapport à ce que j'ai écrit comme la vie parisienne.

Non merci ! (2)

Quand, en plus, j'attends un bus censé être là à 7h00 du matin, et qu'à 7h20, je ne l'ai toujours pas croisé, et que je devine alors qu'en ce lundi spécial, les bus sont calés sur les horaires "dimanches et jours fériés", et que je me paie un taxi pour ne pas louper mon avion, je dis "Bravo, belle initiative, beau bordel".
D'ailleurs, c'est que tu cherchais, n'est-ce pas, avec ton sourire carnassier ?

Non merci !

Non, je ne te remercie pas de me faire travailler aujourd'hui. T'as plus ton poste et c'est vraiment tant mieux. Rien que ça, ça suffisait à pas te garder.
Voilà, aujourd'hui, j'ai le nom du fautif qui m'envoie travailler à Paris alors que Sophie ne travaille pas pour garder les enfants qui ne peuvent pas aller à l'école, faute d'instituteur.
Donc, je ne te remercie pas de me priver de cette journée, en famille, et sous le soleil.
Qui plus est, tout cela, avec un prétexte fallacieux.

dimanche 4 juin 2006

Dilemme

Pour ce vendredi, j'ai le choix entre la fête de l'école de Jade, et un des derniers tournois sur Clichy que je puisse faire.
Pas simple de vouloir être à deux endroits en même temps.
Choisir, c'est toujours renoncer.

Nils boit

Bientôt l'heure où nous rangerons les biberons sonnera. Nils s'essaie au verre, à la paille, voire même au seau, même si tout cela finit très souvent soit sur ses vêtements, soit par terre, parce que quand même, c'est plus rigolo de renverser son verre. Une tentative de jus de raisin sur la photo...

Le temps des framboises

Après un mois de cerises, nous enchaînons sur les framboises, certes en moins grand nombre, puisque les framboisiers n'ont qu'une dizaine de semaines de présence dans le jardin, mais les enfants ont déjà pris l'habitude d'aller repérer s'il y a du rouge au milieu des feuilles vertes, et alors, de cueillir et partager leur maigre récolte de 2 ou 3 framboises, chaque jour.

samedi 3 juin 2006

Nino Out Paul In

A la sortie de l'école, ça embraie sec, d'un sujet à l'autre, comme pour sortir tout ce qui n'a pas été dit dans la journée, le tout en trois minutes chrono, comme quoi, ça se bouscule dans leurs petites mais grandes têtes :

- Papa, tu sais, moi je sais faire des tresses !
- Ah oui ?
- Oui et ça fait tenir les cheveux ensemble tout seul sans chouchou
- Ah, ok, sans chouchou !
- Et papa, je peux te dire quelquechose ?
- Oui...
- Ben, moi, je suis amoureuse de Paul
- Ah...
- ...
- Et tu es contente donc ?
- Oui !
- C'est bien alors
- Mais c'est plus Nino ton amoureux ?
- Nan, tous les jours, il fait que jouer avec Simon
- Et Paul, lui, il joue avec moi
- Et lui, il est amoureux ?
- Oui, il me l'a dit aussi
- Bon, ben très bien...


Entre les tresses pour être belle et ces histoires d'amourettes naissantes, il y a une petite fille qui grandit. Une petite fille bien contente à qui je demande, au moment de se coucher, pourquoi elle est contente comme ça, devinant une sorte d'enthousiasme nouveau.

- Parce que je suis contente, Papa !

Cassé...

Hier, Sophie m'annonce que Jade se met à Braiice de Naiice. J'attends de voir ça, mais il parait qu'elle dit "Cassé !!"...

- Il va falloir que ça s'arrête ! Elle n'a quand même que 5 ans !!
dit Sophie
- Tu veux que ça s'arrête de quoi ? d'aller à l'école ?

Ben, non, nous restons bien faibles en face de la cour de récréation.

vendredi 2 juin 2006

Millième

La millième visite de mon blog (depuis que j'ai mis le compteur....) s'est déroulée le 29 mai dernier : un américain, de l'Oregon, allant de blog en blog, et qui n'est pas resté longtemps quand il a dû voir que c'était en français.

jeudi 1 juin 2006

Monde numérique

Récemment, nous nous disions que nous n'avions pas de photo noir et blanc de Nils, au contraire de Jade, que j'avais mitraillé avec mon EOS à ses premiers mois avant d'acquérir un numérique.

Alors, je l'ai ressorti, mis dedans une XP2 400 en sur-exposé, et ç'a m'a ramené quelques années en arrière, sur mes photos de chantier à Brest, la nuit, ou dans les rues de Marseille...

Je commence donc à prendre les enfants en photo, ils prennent un peu la pose. Puis, soudainement, ils viennent vers moi et spontanément regardent derrière l'appareil, et alors, Jade me demande à voir la photo, en tournant l'appareil deux fois. Là, point d'écran, mais qu'est-ce que c'est que ce truc se lit sur leurs visages.

Alors je leur explique que la photo est dans un petit rouleau, qu'il faudra ensuite emmener chez un photographe qui le sortira dans le noir, et plongera tout ça dans des produits pour avoir ensuite des vraies photos.

Ils découvraient... Mes enfants vivent dans un monde numérique... de Jade petite qui tapotait sur mon Palm, joue maintenant à l'ordinateur, et me demande si j'ai gravé son dessin animé en espagnol... je n'en suis plus surpris... mais Nils a-t-il pensé ainsi aussi, ou a-t-il juste imité sa grande soeur ?