mercredi 30 août 2006

C3

Ca y est.

Nous aurons, ce lundi matin, une seconde voiture : une C3. Non pas une Corvette C3 comme sur la photo, mais une Citroen C3. C'est un peu moins luxueux, certes, mais plus dans notre budget, et surtout mieux adapté pour aller à l'école ou faire de courts trajets en ville. Quoi que je suis sur que Jade adorerait aller à l'école en Corvette. La première fois en tout cas...

Toujours est-il que cette affaire a été traitée en moins de deux heures : j'ai acheté une voiture moins rapidement qu'un costume, mais en a peu près autant de temps qu'il me faut pour faire mes courses hebdomadaires au supermarché. A posteriori, je pourrais avoir froid dans le dos d'y avoir consacré si peu de temps, mais non, ça me semble succinct : juste une caisse. Il suffit d'avoir quelqu'un à qui téléphoner pour avoir son opinion, en l'occurrence, François, qui lit AutoPlus aux toilettes et a une C3, et ça passe sous cette caution sans se poser d'inutiles et complexes questions auxquelles on ne sait pas répondre (Ah, OK, 1 litre 6 c'est comme ma 307, donc elle va avoir la pêche si elle est moins lourde).

On a fait les 3 garages côte à côte, au bout de l'Avenue Saint-Exupéry : le Ford puis le Peugeot puis le Citroen. Ignare, je croyais ne trouver que des Ford chez Ford, des Peugeot chez Peugeot, etc... mais il y a de tout partout. Ca veut bien dire que vendre de la voiture d'occasion, c'est quand même pas très dur puisque ce sont presque toutes les mêmes.

D'aillleurs, vendeur de voiture, j'ai eu le loisir de constater que, lorsque confronté à un client non technique comme moi, ça se limite à de la bavasserie, des compliments, de l'humour bon marché et deux rounds de négociation assez basiques, et qu'en dehors de cela, il faut en permanence répondre à 3 téléphones simultanément, avec en sus un client en face de vous et un patron qui vous attend dans son bureau. Il n'y a pas de grand enjeu mais une certaine pression sonore que mon vendeur en face de moi semblait bien supporter.

J'ai compris que dans le lot de cette tourmente téléphonique, se glissaient aussi des bribes de conversations à propos du Stade (ici, d'ailleurs, on a pas besoin d'accoler Toulousain, c'est sous-entendu, implicite : faut que je fasse attention sinon, je serais repéré au quart de tour mais n'est-ce pas déjà le cas en prononçant le premier mot ?). Bref, tous ces appels, bien qu'il me dise qu'avec ses deux collègues en congés, c'est lui qui prenait tout, c'était l'enfer disait-il mais ils n'étaient sans doute pas que pour vendre des voitures, même s'il m'était dur de savoir puisqu'il les écourtait en ma présence (je te rappelle, par exemple) ou alors, c'est un truc du business toulousain, de parler du Stade. Auquel cas j'ai un certain retard car quand le vendeur m'a dit que si le Stade jouait contre Biarritz, comme ils ont joué les premiers matchs, la déculottée serait pas loin, précisant même que y'avait des manques dans le jeu tout de même et sollicitant du regard mon avis d'expert.

Je n'ai pas trop su quoi répondre. Un petit moment de solitude, et je commencais à comprendre ce que certains ressentent quand je leur parle football.

Ah si, un éclair de clairvoyance me souvenant avoir vu par hasard un bout de Jour de Rugby que Montauban qui monte de ProD2 était aux avant-postes du classement. Et j'ai surenchéri qu'Albi était bien aussi. Et que je voyais aussi Clermont comme 4eme possible, lui qui m'avait cité Agen, Perpignan, Castres. Ca a rassuré le vendeur comme si c'était à lui de l'être alors que c'était moi qui venait acheter une voiture et n'y connaissant rien, ou si peu.

Dans tous les cas, va falloir regarder Jour de Rugby toutes les semaines si ça continue.

Ensuite, on a quand même fait un tour dans cette C3. Jade est venue l'essayer avec moi, et quand je lui ai demandé ce qu'elle en pensait, après l'essai, petit bout de ville, petit bout de périphérique, mon petit bout qui a souvent, comme son papa, un avis sur tout, m'a dit :

- Rien, je sais pas, Papa
- Bon, merci de m'aider, Jade
ai-je répondu

Sophie me dira a peu près la même chose :

- Ben comme tu veux car tu sais moi, les voitures...

Les voitures, c'est vraiment pas un truc de dames, même si ça me branche vraiment pas, j'ai, a minima, une petite opinion et je suis sûr que ça aurait plus plu à Nils qui, pendant ce temps-là, jouait sans doute aux petites voitures à la crèche.

Donc, voilà, sans grande concertation, vite fait, par nécessité, avec un choix plus par hasard que réfléchi, nous voilà avec chacun sa voiture dans notre famille. Et à deux jours de commencer mon nouveau boulot, c'est rassurant de se dire que je n'aimerais pas faire vendeur de voitures.

J-2

Avant de me raser, de remettre un costume et de reprendre le chemin du travail, j'écris beaucoup, je joue au poker, je dors peu, je me mouche une cinquantaine de fois par jour.
Je me dis que c'est bizarre de commencer un vendredi.
Je me dis que ce sont mes derniers jours de vacances avant longtemps.
Je me dis qu'il faudrait arrêter de fumer comme envisagé.
Je profite du temps avec les enfants, et préparer Adriana à s'occuper d'eux. Eux aussi vivent leur dernière semaine ainsi, avant le rythme complet de l'école ou de la crèche, et des parents qu'on voit moins.
Sophie a repris et m'a parlé de France 3, ça m'a fait bizarre de ne pas être intéressé.
Il me reste des travaux à finir dans les combles.
J'ai vu que sur mon trajet, je ne verrais pas l'avancement du cancéropole. Ca aurait pu me changer de l'usine d'incinération d'Issy.

mardi 29 août 2006

Nils avocat ?

Nils a, ces temps-ci, une curieuse habitude : lorsqu'il est en défaut, souvent surpris sur une bêtise ou un mauvais geste, et qu'on essaie, ensuite, de lui expliquer que ce n'est pas bien, que ce n'est pas comme ça, que les grands font différemment et que s'il veut devenir grand, etc... donc Nils a cette curieuse habitude, à cet instant où on s'adresse à lui, de se mettre à orienter la discussion sur un autre thème, à nous montrer subitement son intérêt pour un paysage à l'opposé de nous, comme par diversion.

A un moment donné, durant nos vacances suédoises, cela arrive, et on explique ça à Pontus qui nous répond :

- Mais moi, je fais ça tout le temps, dans mon travail

Et d'ajouter :

- Il a le talent pour devenir avocat, c'est ça, ce métier, parler d'autre chose, attirer l'attention ailleurs quand un truc nous dérange

Est-ce là un futur possible pour lui ?
Il faudra être patient pour en connaître la réponse...

lundi 28 août 2006

La patouille egyptienne

Dans la série des patouilles, une nouvelle patouille, celle-ci, moins frequente que celle en casque (qu'on n'a pas vu d'ailleurs depuis fort longtemps : a-t-elle disparu ?), en vidéo, ou simplement dans sa version épurée à l'eau sur la terrasse, voici donc la patouille egyptienne.

dimanche 27 août 2006

L'Egypte des princesses

Il y a beaucoup de magasins en France qui n'existent pas dans une ville moyenne egyptienne comme Hurghada : c'est un alignement de magasins de souvenirs, encore et encore, alignements rompus occasionnellement par une pharmacie ou une epicerie, le plus souvent.

Mais il y a aussi des magasins en Egypte qui n'existent pas à Toulouse. Dans les choses qui ont plu à Jade en Egypte, il y a notamment ces devantures remplies de robes de princesse : un emerveillement permanent pour Jade.

Nils et les poissons (2)

Au restaurant, devant l'aquarium...



C'est autre chose que celui rikiki de la chambre de Jade avec deux poissons pas encore morts dedans. Car dans l'aquarium de Jade, qui a contenu jusqu'a 4 poissons, on considère les poissons davantage pas encore morts que vivants : d'ailleurs, je crois que le Combattant sera bientôt tout seul, il y en a qui fait presque de la flottaison, ces jours-ci, à notre retour de vacances. Les maltraiterions-nous ?

samedi 26 août 2006

Nils et les poissons

Nous voici sur un bateau a fond de verre, au large des côtes de la Mer Rouge, qui comme dit Jade, "Et bien, tu sais, pourtant, elle est bleue !!", nous voici donc à regarder les poissons et le corail sur des airs de Joe Dassin ou Liane Foly ce qui donne une ambiance terriblement surréaliste, l'été indien sur la mer rouge....

Le tout en espérant, puisqu'en Egypte, on a tous été un peu malades (mais c'est le lot de l'Egypte, parait-il...), qu'aucun d'entre nous, et notamment les enfants, ne vomissent pas sur cette glace qui aurait quand même gêné la vue de tous les autres touristes, qui avaient, eux aussi, payé. Et je ne suis pas sûr que penché comme il l'était, Nils avait la situation under control mais après son stage suédois, il apparâit avoir le pied marin.

vendredi 25 août 2006

Japan

Olivier de retour du Japon s'arrete chez nous. Fred, qu'on n'avait pas vu depuis qu'il s'est lancé dans les grands travaux et s'etre accomodé de la nécessité de se fondre dans les potins locaux, nous a rejoint aussi hier soir.

Chacun donne de ses nouvelles, qui d'Egypte ou de Suede, qui du Japon et de son exotisme, qui de Saint-Martin du Salat, avec comme adresse, le bout du village. Entre le Japon et la campagne pyréennenne, on fait la jointure.

Au Time's Up qui aura suivi, Fred a essayé de me faire deviner Romano Prodi comme joueur de football. Je n'ai pas trouvé, pourtant, rayon football...

Une soirée tranquille.

jeudi 24 août 2006

Je vais ecrire

Hier soir, sur notre balcon avec des rhums coca pendant que les enfants dormaient, je leve la tete de mon livre et je dis a Sophie :

- Je vais ecrire
- Ah bon, mais il faut une histoire me dit-elle
- Ca, c'est pas un probleme que je lui dis
- ...
- Mais comment tu vas faire alors ?
- Ben, je vais ecrire une phrase, puis une deuxieme, puis une troisieme, et ca viendra tout seul...

- Ah oui ! fit-elle
- Non ? je demandais alors, peu satisfait du Ah oui
- Si, si, une premiere puis une deuxieme, ca doit etre comme ca... tu as raison comme pour m'encourager
- Depuis 5 mois que je fais le blog, je pense deja comme ca, je pense en ecrivant
- ...
- Je me donne deux ans
- Le truc, c'est que ca prend du temps
j'ajoute
- Oui, mais si ca te plait dit-elle

Je pense alors que Sophie est formidable, de laisser libre cours ainsi a mes envies meme si cela voudra sans doute dire moins de temps pour elle, pour peu que cela me rende heureux. Puis, je lui dis :

- Regarde, je viens de lire 4 livres en deux semaines, je n'en avais lu aucun depuis 2 ans, et franchement, Amelie Nothomb ou Nick Hornby, c'est franchement facile a ecrire, bon, Claudel, les Ames grises, ca m'apparait plus dur, mais le reste, la, franchement, j'en suis capable, c'est simple


Et la, comme elle ne se souvenait plus des Ames grises, je lui raconte l'histoire. Puis j'ai imagine plein de premieres phrases.

mercredi 23 août 2006

Mini-Disco

Hier soir, au lieu d'aller visiter le village de Hurghada, a mon grand regret, nous avons opte pour le bonheur des enfants, et surtout celui de Jade, a dire vrai, pour ne pas louper la mini-disco, cette discotheque d'une demi-heure avant d'aller au lit...

Le top du top, c'est laissez-moi danser, de Dalida, en cloture de la mini-disco, forcement, ici, en Egypte

Alors, avec Jade et Nils, on a refait la choregraphie dans la chambre ensuite, c'etait mini-disco plus.




Sur la video : Nils au fond a gauche, Jade devant, en robe, qui s'applique sur sa choregraphie.

mardi 22 août 2006

La France en vacances

Je crois qu'on ne peut vraiment se rendre compte de ce que sont les Francais, que loin de chez eux, en formule tout compris en Egypte. C'est comme un passage au revelateur : vous ne pouvez pas trouver d'endroit en France rassemblant simultanement au meme endroit une telle diversite. Ce n'est qu'ici ou dans d'autres hotels de ce meme genre dans le monde que le terreau humain francais pour sociologue est present, et nulle part ailleurs.

J'etends cela aux belges, ceux qui parlent francais, car les flamands ont cet air superieur qu'ils gardent meme en vacances et les rend parmi les plus detestables.

Alors, voici ma photo des Francais en vacances :

1 - Il y a d'abord nous, et nous, ce ne sont pas les plus nombreux, la famille de parents trentenaires avec enfants en bas age. On est presque les seuls. Les enfants des autres sont soit uniques, soit plus grands. Ce qui veut dire qu'il y a quand meme d'autres familles.

2 - Il y a aussi le medecin de 50 ans et sa femme qui esperaient se trouver dans un endroit chic, avec sans doute plein d'autres medecins, et s'apercoivent chaque minute de leur erreur monumentale : c'est promis a madame, la prochaine fois, aux maldives ou dans un Sofitel, ils seront dans leur classe.

3 - Il y a la, deux squatters, un homme et une femme, genre marginaux de ceux qui ont du se payer leurs vacances et leurs tatouages avec les pieces qu'on leur donne dans les squares ou pres des distributeurs de banque. Ils ont du laisser leurs nombreux chiens sur une aire d'aeroport.

4 - Il y a des couples d'etudiants amoureux, a moins que ce ne soit de jeunes couples qui commencent et a travailler, et a s'aimer. Ils ressemblent souvent deja a de vieux couples pleins d'habitude. C'est triste.

5 - Il y a pas mal de gros, meme parmi les enfants.

6 - Il y a une famille, le pere et le fils se ressemblent et sont maigres, la mere et la fille se ressemblent et sont enormes. A chaque fois que je les vois, je me demande si c'est une famille recomposee ou pas.

7 - Il y a tous ces gamins de 15 ans avec maillots de foot de leur club prefere. Ceux qui ont moins de 10 ans ont le maillot de foot blanc marque Zidane. Rien qu'au type de maillot, tu sais la tranche d'age.

8 - Il y a plus de tatoues et de percees du nombril que l'inverse dans ma tranche d'age. On est une minorite avec Sophie, donc...

9 - Il y a une palanquee de vantards avec des t-shirts decrepis, que j'aurais moi-meme mis dix fois a la poubelle, et poutant je suis conservateur en ce domaine, du style, j'ai fait les 10 kilometres de troumoilker en bretagne ou Barcelone-Dakar 2005. J'ai remarque qu'ils le mettent le premier jour seulement, comme une etiquette pour se presenter aux autres, maintenant que j'en suis a mon troisieme jour ici, je peux le dire. Je ne sais plus ce que je portais le premier jour.

10 - Il y a des bimbos femelles de 20, 30, 40, 50 ans qui cherchent des bimbos males ou femelles de 20, 30, 40, 50 ans, et pas forcement du meme age que le leur. Un Bimbo male, c'est par exemple, cette tige de fer en marcel rose et sa bimbo mal foutue en robe decolletee argentee premier prix qui mangeaient a la table derriere nous. Un triste spectacle por nos enfants. Un drole de spectacle pour Sophie et moi.

11 - Il y a un mec qui est venu lire derriere mon dos pendant que j'ecrivais ce post. Je me suis retourne avec un regard noir. Il a deguerpi. Il y a donc pas mal de curieux.

12 - Il y a des gens qui font connaissance dans l'avion, comme Roger qui montre a ses voisins la bouteille de Ricard achetee en Duty Free et commente "Tu verras, si t'amenes pas ta bouteille, tu peux pas en boire, moi je suis malin, je le sais, on me la fait pas a moi !" , d'autres qui disent que "Madame Lauchat m'a dit qu'on serait pas decus par l'hotel, elle m'a dit de lui dire ce que j'en pense vraiment a notre retour, mais a moi, pas a Roger qui denigre tout le temps" et ensuite, durant tout le sejour, quand vous les croisez, ils sont encore et toujours avec leurs voisins d'avion, comme s'ils etaient partis en vacances ensemble alors qu'ils se sont connus dans l'avion. Je me demande ce que serait devenu leur sejour s'ils s'etaient retrouves assis a cote de nous, les "pas pres de sympathiser avec le premier plouc venu".

13 - Il y a des machinos de la SNCF ou des postiers, a mon avis syndiques, voire representants eux memes, qui montrent bien, sous leurs airs aigris, que le personnel egyptien de l'hotel leur doit tout, a commencer par le respect qu'eux-memes n'ont plus vis a vis de personne depuis fort longtemps, et encore moins vis a vis de ce petit personnel de couleur.

14 - Il y a des mecs dont le look, le style et le langage laissent a penser qu'ils ont du se payer leurs vacances en vendant soit des tonnes de shits, des disques de raps ou des mobiles tombes du camion, et ils sont loin d'etre les plus antipathiques et les moins polis.

15 - Il y a ceux qui ont du gagner leur voyage sur TF1, ce n'est pas possible autrement.

16 - Il y a les midinettes de 15 ans ou un peu plus et leurs skyblogs.

17 - Il y a les animateurs a la poursuite des midinettes.

18 - Il y a les mamans qui s'inquietent pour leurs progenitures de midinettes, en dehors des repas ou elles mangent ensemble sans faire de bruit.

19 - Il y a des garcons amoureux transis qui s'inquietent de la concurrence deloyale des animateurs.

20 - Globalement, il y a beaucoup d'alcooliques parmi les francais.

21 - Il y a des gens sympathiques, parfois, des gens ordinaires comme nous, attentifs a leurs enfants et a ceux des autres, qui se reposent en bord de piscine ou de plage, et n'essaient pas de profiter de tout, au detriment des autres touristes ou du personnel, et se disent qu'une semaine ici, c'est super, mais que c'est un enorme maximum au sein de ce joli monde.

La France en vacances (suite)

22 - Dans la serie des t-shirts, j'ai omis de citer champion de France Fhashball bak bqack double double puis Boardriders club Paris puis Club de plongee de Sete, et j'en omets encore...

23 - Il y a aussi le pere qui gueule sans arret sur ses enfants et est smpathique avec le reste de la planete, une vraie honte

24 - La mere de famille toute seule avec trois momes dont une petite insupportable qui foutait le bordel a la piscine des petits, et dont tous les parents se demandaient Mais ou sont ses parents a cette petite peste ?, pour la mere, on la devine occupee, pour le pere, on ne sait pas, pour la petite, on commence a comprendre

25 - Il y a ces raleurs professionnels qui passent leur journee a comparer avec les autres hotels clubs ou ils sont alles, et toujours dans le sens de la critique, qu'on devine aigris au possible, pour ne lus avoir que cela a se dire, mais qui surprennent le soir en etant des danseurs emerites amoureux

lundi 21 août 2006

Hurghada

Hurghada ne ressemble a rien. C'est une ville nouvelle pres de la mer, au milieu de ce qui semble etre un desert. Quelques avenues bordees d'HLM locaux, et de grands hotels en bord de mer d'ou entrent et sortent des nuees de mouches blanches qu'on appelle touristes.

Et si New-York est la ville ou on apprend a marcher le nez en l'air pour regarder les gratte-ciels, Hurghada est celle ou on apprend a y marcher le nez colle au sol, chaque trottoir est en travaux, refection, amenagement, et rien n'y est termine, surtout pas les finitions, ce qui va de soi.

Hier

Hier, j'ai vu Jade et Nils jouer comme frere et soeur, faisant le train, des pailles dans la bouche. Ils ont tous les deux eu mal au ventre : Jade le disait par ses mots et ses allers-retours aux toilettes, tandis que Nils le disait avec ses fesses rougies.

Hier, je suis alle a la pharmacie du coin trouver un medicament pour eux, et des couches waterproof pour que Nils aille dans la piscine sans risquer de la noircir. Le pharmacien m'a repondu que les pampers etaient etanches, apres avoir bien lu tout ce qui etait ecrit sur le paquet. Ce n'etait pas exactement ce que je cherchais mais comme notre consommation est a la hausse en ce domaine, je lui ai pris le paquet sans demander mon reste.

Hier, je me suis rendu compte que Nils ralentissait a chaque porte pour lever les pieds : une habitude qu'il a du acquerir en Suede ou les pas de portes entre toutes les pieces font bien 5 centimetres de hauteur pour ne pas disperser la chaleur d'une piece a l'autre.

Hier, j'ai transfere Bangoura pour Gigliotti et confirme donc ce que pense Jeff : le fantafoot ne nous laisse jamais tranquille.

Hier, j'ai fini Les ames grises de Philippe Claudel, le meilleur livre lu depuis fort longtemps. J'ai aussi lu Le Monde Diplomatique et appris plein de trucs compliques sur le tourisme sexuel, la situation de l'utopie dans le monde, les agences de la CIA disseminees un peu partout, les emeutes des banlieues neuf mois apres, avant de demarrer Biographie de la faim d'Amelie Nothomb, dont je me fais l'integrale, et puis quelques sudokus torches en deux temps trois mouvements, ce jeu pour les faches des maths qui veulent se reconcilier avec.

Hier, je n'ai pas reussi a me connecter a mon mail mais aujourd'hui, j'ai pu, et c'est n'importe quoi, cette liste mais ca m'amuse.

Hier, j'ai eu vraiment l'impression d'etre dans Plateforme, le roman de Houellebecq, a deux reprises : en saturant de voir la France en vacances et tout ce qu'elle comporte de beauferie, et lorsque j'ai vide le plat de poulet sentant derriere moi une respiration grandissante au fur et a mesure que la personne derriere moi se rendait compte que je ne lui en laisserais pas.

Hier, j'en ai eu marre de leur rhum et de leur whisky local, au gout d'ethanol alors j'ai tente le melange Ouzo - 7 up, pas plus fameux et que je laisse tomber depuis pour revenir a l'ethanol.

Hier, je suis alle a la petite epicerie du coin acheter des bieres et un mec avait etendu son tapis juste devant les bieres et faisait sa priere. Malgre toutes mes precautions, j'ai reussi a renverser le rayon de bieres en essayant d'en attrapper deux. Le gars a arrete sa priere et a voulu les replacer. On a fait un concours de "Non, non, c'est moi, c'est ma faute" pendant deux minutes. J'ai gagne.

Hier, Nils pointait du doigt les bateaux comme il le faisait en Suede pour les memes bateaux et les moutons en plus. Ca lui plait beaucoup, les bateaux. Les moutons aussi.

Hier, Nils et Jade ont vu un dromadaire, et Nils a fait comme pour les moutons. Ca lui plait beaucoup, les moutons. Les dromadaires aussi.

Hier, les enfants, quand on leur avait pris la cle, jouaient avec la touche haut parleur du telephone, ce qui faisait de gros bips bips dans la chambre jusqu'a ce qu'on vienne rappuyer dessus.

Hier, les enfants se sont disputes a celui qui tiendra la clef de la chambre et ouvrira la porte : on a du mettre en place un systeme de tour de role, et comme l'ensemble des commandes electriques de la chambre depend du bon positionnement de la clef dans une sorte de receptacle pour ladite clef, lequel se retrouve bien evidemment vide tant que les enfants jouent avec la clef apres avoir ouvert la porte, il faut courir apres eux dans le noir pour la recuperer.

Hier, je me suis dit que l'ecologie avait bon dos, quand les grands hotels comme celui-ci reduisent leurs couts d'exploitation en expliquant au bon client que je suis que ce n'est pas tres ecologique de changer de serviette tous les jours. C'est vrai, on ne remplace pas toutes nos serviettes tous les jours a la maison.

Hier, j'ai vu Nils dans le bain se servir tout seul du devidoir a savon, et se savonner ensuite. C'est n'importe quoi cette liste mais ca m'amuse encore. Toujours.

Hier, des midinettes et des midinets se montraient avec fierte leurs skyblogs, tout un monde, pendant que j'ecrivais un post en suivant l'evolution des scores de football : Jeff a raison, le fantafoot ne nous laisse jamais tranquille.

Hier soir, dans le hall de l'hotel, des vacanciers peuplaient chaque metre carre, chaque fauteuil, dans l'attente du car qui les emmenerait definitivement loin d'ici. Il y avait la queue au bar pour boire le plus possible et dormir bien dans l'avion, a moins que ce n'eut ete pour profiter jusqu'au bout de la formule all inclusive : des demain, il faudrait payer. J'ai trouve cela des plus stupides comme comportement.

Hier, comme aujourd'hui, ca m'a gave ce clavier egyptien avec le A a la place du Q, le ; a la place du M, et l'absence d'accents, et ces tryptiques de touches a faire pour un simple point d'exclamation !

Hier, j'ai eu l'idee de ce post n'importe quoi et cela m'a amuse.
Hier, j'ai aussi eu l'idee d'un autre post sur la France et quelques autres en vacances : je le garde pour demain.

dimanche 20 août 2006

Chaud

Il fait extremement chaud ici. Nous en profitons pour faire la sieste entre 14h et 17h, et eviter la chaleur suffocante et le soleil aveuglant : je m'en suis rendu compte sur le balcon en allant m'en griller une, c'etait un enfer.

Pour bien se rendre compte, la climatisation de l'hotel, ou nous avons l'impression qu'il fait toujours frais est reglee sur 24.

Et comble du comble, Sophie, qui a froid a 24 degres, l'a regle sur 28 dans notre chambre cet apres-midi, ce qui m'a reveille, et m'a envoye sur le balcon ou ce fut pire comme dit plus haut.

Midi

Au reveil apres la sieste, Jade se leve la derniere toute heureuse d'annoncer que c'est elle qui a fait s'endormir Nils, la terreur qui ne veut pas faire de sieste. Puis Jade fait semblant de savoir l'heure :

- Il est midi, Papa !
- Non, non, la, c'est l'apres-midi, midi, c'est quand on dejeune le midi, Jade !
- C'etait une blague, Papa !
dit-elle pour se rattrapper...

Midi, c'est quand c'est midi, donc... la voila bien avancee pour apprendre l'heure avec moi !

samedi 19 août 2006

La star egyptienne

Nils est une star a l'hotel, ici, en Egypte. Non pas que son prenom selon certaines interpretations etymologiques vienne du fleuve qui traverse ce pays, mais tout simplement a cause de son age.

Ainsi, au restaurant, enfin si cela y ressemble, le plus souvent donc, au restaurant, mais aussi un peu partout, c'est vers lui que se tourne le personnel, vers lui qu'il se dirige, a coups de grans sourires, larges gestes, sifflement d'oiseaux parfois, pour obtenir de lui une reaction, et avec ou sans resultat, au final, la meme symbolique, le meme geste, un petit pincement de joue, temoignage, ici, semble-t-il, d'une grande marque d'affection, pour le moins privilegiee.

Pour moi, c'est un peu fatigant, ce cote enfant-objet a la merci des adultes, car Nils ne demande rien. D'ailleurs, Nils leur jette un regard noir, baisse les yeux ou la tete, ou les deux simultanement, et fronce les sourcils en reponse. Mais il evolue plus vite que moi : desormais, il repond avec des yeux grands ouverts, pleins de ces expressions dont il a seul le secret, et a defaut d'un large sourire qui arrive maintenant de temps en temps timidement, je vois qu'il commence a apprecier ces marques de camaraderie ou d'affection dont il a compris qu'il etait seul destinataire et beneficiaire, au grand dam, parfois, de sa grande soeur.

Au buffet

Il y a des gens qui se prennent en photo en train de se servir des concombres, puis 3 metres plus loin, s'executent de nouveau, devant les tomates, cette fois-ci. Et pas d'excuse de pellicule a finir qui tienne, c'etait un numerique. Mais d'ou sortent ces gens ?

vendredi 18 août 2006

Si proche, si loin... ou l'imaginaire parental

Il y a 3 jours, Bea, voyant courir Nils dans notre jardin avec tous les risques qu'il prenait quand a d'eventuelles chutes qu'auraient engendrees sa relative maitrise de la course en terrain accidente, Bea, donc, me disait qu'elle se souvenait plus que Milo ou Lola avaient pris de tels risques au meme age, puis finalementm qu'elle n'avait que tres tres peu d'images en tete de ses enfants au meme age, qu'elle ne pouvait plus se les representer en tete a cet age, maintenant qu'ils avaient grandis.

Et pourtant, c'etait il y a si peu, et pourtant, c'etait il y a si longtemps...
Et pourtant, Milo et Lola ont forcement fait comme Nils, comme tous les enfants au meme age, comme Nils maintenant, a evoluer dans un environnement concu par et pour les grands, donc dangereux pour eux. Ils ont donc transforme chacun de leurs pas, en risque de chute, mais aussi en un pas, c'est le mot, vers une meilleure maitrise de ce pas. Ils ont tous donne cette impression de presque tomber a proximite de pierres saillantes ou dures, donnant cette illusion d'une catastrophe proche, d'un aller-retour vers l'hopital dare-dare, mais ils ne donnent qu'une impression de, l'imaginaire des parents faisant le reste, la plupart du temps, bien sur.

Ces enfants sont des chats, retombant sur leurs pattes la ou nous, adultes, nous tomberions a coups surs.

Et comme Bea pour Milo et Lola, je lui disais que je n'avais plus non plus beauoup d'images en tete, voire presque pas, de Jade a l'age de Nils, tout du moins dans ces memes situations (mais nous n'avions pas de jardin, ni elle, ni nous, ce qui est peut etre la raison) et l'avouant a Bea, je la rendis sans doute moins coupable, la replacant dans une normalite toute parentale.

Et hier soir, dans notre chambre d'hotel, a Hurghada, cherchant le sommeil dans mon lit jouxtant celui de Jade, j'ai pose ma tete de facon a pouvoir la regarder au plus pres, dans son sommeil tranquille, dans sa tranquillite d'endormie, et j'y vis soudainement l'expression de son visage lors de nos premieres vacances en Martinique avec elle, ou elle avait l'age de Nils.

J'avais donc menti deux jours plus tot, et je ne m'en suis endormi que moins vite, a contempler le visage de Jade de longues minutes.

KLM versus Lotus Air

Ce sont deux mondes a part, facilement comparables apres tous ces vols en dix jours.

1. Sur Lotus Air, il vous faut reclamer la ceinture bebe ainsi que le gillet de sauvetage associe, qu'on vous donne en debut de decollage alors que chez KLM, on a fait les choses plus serieusement.

2. Sur KLM, om vous deplace au decollage avec votre bebe, car ils savent bien qu'il n'y a que 3 masques a oxygene par rangee et donc que vous ne pouvez etre 4. Ils l4ignorent sur Lotus Air.

3. Sur Lotus Air, vous voyez le personnel de bord jouer avec leurs mobiles et consulter leur repondeur a l'atterrissage, ce qui vous est interdit par le meme personnel sur KLM.

4. Sur KLM, on vous demande si tout va bien toutes les 5 minutes, si rien ne manque, tandis que sur Lotus Air, c'est presque vous qui qvez des envies de demander au personnel qui squatte la premiere rangee, la plus large, s'ils ont assez de place, car ils rabattent leur siege sur la deuxieme rangee ou vous etes parques.

5. Sur Lotus Air, c'est le reglement internationale de la cabine qui s'impose...

Le retour s'annonce des plus sympathiques puisqu'ils ont du router un vol vers boston, en raison d4un bagage cabine. On n'aura donc de ne rien prendre avec nous pour le vol retour en cabine, pas meme un biberon....