jeudi 13 juillet 2006

Mandala

Jade a eu, pour son anniversaire, par ses cousins Théo et Mathis, une boîte à faire des mandalas. Tellement fière de poser avec son cadeau, qu'on ne la voit plus...


Les mandalas sont à la mode dans les cours des écoles. Comme d'autres trucs aux noms bizarres avant, les pokemons ou le truc qu'on avait avec les fromages p'tit louis, wak ou un truc du genre...
Mais Mandala, voilà un truc nouveau. Au secours, Internet... qui nous dit que Les mandalas sont des reproductions spirituelles de l'ordre du monde. On peut aussi lire que Avec son langage imagé, le mandala est donc une carte géographique pour la compréhension de l'univers et en même temps du paysage intérieur de l'âme humaine, et qu'il est aussi un Diagramme cosmique peint sur une toile ou composé de sable coloré, le mandala constitue parfois aussi un motif architectural. Quel programme...

Je ne sais pas si elle a conscience de tout cela, mais voici un des mandalas que Jade a réalisé, avec sa boîte de Mandala Designer.



C'était la minute de Monsieur Cyclopède. Aujourd'hui, les mandalas.

Cabalistique

Pour le post précédent, j'ai eu un doute sur Cabalistique. Avec un L ou deux...
Je voyais plutôt un seul L, mais j'aime être sûr.

Alors, dans ces cas-là, je vais sur Google et fais une recherche sur les deux orthographes et vois ce qui m'arrive.

Mais dans un cas comme celui-là, je trouve autant de réponses avec l'une ou l'autre des deux orthographes.

Finalement, Internet n'est pas un dictionnaire, juste un entrepôt géant de fautes d'orthographe.

Cééma

Jade arrive vers moi avec un post-it recouvert de cignes cabalistiques et me dit :

- Regarde, j'ai fait le Cééma
- Montre...


Ca ressemble à une sorte de $, c'est bien un S barré mais entouré de deux barres horizontales.

- C'est un dollar, ça, Jade
- Mais non, c'est le Cééma
- Le quoi ?
- LE CEEMA !!! C'est écrit à l'école !!!
- Le CM1 ?
- Mais non, le Cééma, je le sais...


Alors, je me suis demandé si ce n'était pas le C cédille, mal fait qui ressemblerait à un dollar, la cédille et le C formant un S... puis je pense à &... et je lui écrit les deux...

- Tu veux peut-être dire ç
- ...
- ou alors & comme dans C&A
, d'où Sophie lui a ramené un cadeau
- Non, pas ça, Papa, le Cééma, regarde...

mercredi 12 juillet 2006

Passe de 3

Cette fois-ci, j'y suis arrivé : troisième victoire en tournoi d'affilée. Hier soir.
Main finale : paire de 66 contre le A4 de Richard...
Sli 3ème, pas loin de me sortir avec 9J contre 7Q, et 579 en coeur au flop. Ma Q était de coeur et lui avait le valet dans cette couleur. Le 6 de coeur m'aura sauvé. Ce fût le seul moment de danger dans un tournoi plutôt bien maîtrisé.

Cette régularité, je crois, me permet de dire que j'ai réussi à mettre de la solidité dans mon jeu agressif, que je varie davantage. Et c'est suffisamment notable pour souligner que j'ai gagné de nombreux coups hier soir grâce à l'observation des adversaires et la psychologie.

Enfin, quelle part attribuer à mon duo casquette - lunettes noires qui me rend sûrement moins lisible...

Mini-Jade

Un peu comme Docteur Denfer et son mini-Moi dans Austin Powers, Jade s'est lancée samedi matin dans la fabrication d'une mini-Jade.


Elle s'est attablée, puis une bonne heure plus tard, sans avoir rien demandé à quiconque, ni stylo, ni feuille, ni ciseau, ni scotch, ni aide surtout, elle nous tend son travail : une mini-Jade, avec la même robe et la même coupe de cheveux.

On en a eu le souffle coupé, avec Sophie... tant de détails : les yeux bleus, les fleurs sur la robe, la perspective sur les sandales, le sourire et les ongles...


Heureusement qu'il n'y avait plus de feuille, car elle s'apprêtait à faire un mini-Nils, un mini-Papa et une mini-Maman...

Ce n'est, sans doute, que partie remise !

mardi 11 juillet 2006

Le boucher

J'ai écrit, il y a plusieurs semaines, que Domenech, sur une photo des années 80, avait des allures du boucher de Gangs of New-York. Mais à y regarder de plus près, le vrai boucher sur le terrain, aujourd'hui, comme l'était sur le terrain, Domenech à l'époque, est Materrazi, la victime du coup de boule de Zidane. Ou le coupable, plutôt...

J'ai été surpris par ce qu'en a dit Bernard Tapie, hier, mais il y a un fonds de vrai dans cela : si à un moment donné, un gars arrive sur le terrain et stoppe Zidane en lui disant "attention, réfléchis bien, si tu fais ça, tu prends un rouge, tu mets ton équipe en difficulté, tu donnes le mauvais exemple, tu rates ta sortie", et bien, Zidane, il prend un mètre d'élan supplémentaire plutôt que de s'arrêter...

Et ça ne se juge pas, il est important de ne pas juger, celui à qui on a mis tant de pression, l'homme qui allait sauver l'économie française en gagnant la coupe du monde. Qui d'autre peut imaginer l'once d'un soupçon de cette pression sur ses épaules ?

Au final, quand même, à y revoir les exploits précédents de Materrazzi, ici compilés pour partie sur youtube, on l'a trouvé notre boucher, l'homme infâme qui ne mérite pas d'être sur un terrain de football, le coupable...

Et quand on voit, et je paraphrase So Foot d'il y a un mois pour cela, que nous sommes revenus au temps de l'excellence créatrice supérieure au réalisme froid, au résultat brut et coupable de victoire des puissants, on y voit l'Italie et Materazzi.

C'est l'épilogue de cette coupe du Monde : l'Italie a gagné, avec Materrazzi, ce boucher en héros, avec des joueurs tous dopés ou ayant participé ces dernières années à des matchs truqués et corrompus, face à la France, dépositaire de la solidarité, du partage et du panache.

C'est encore pour cette raison que la foule est descendue hier en nombre, place de la Concorde, et si ce n'est pas une victoire sportive, c'en est une autre beaucoup plus belle.

Un U et le vaisseau spatial

Jade a la pêche en ce moment. Visiblement, le centre de loisirs, ça lui plait, elle joue toute la journée, découvre plein de trucs, et est au contact de plus grands : ça ouvre des horizons.

Mais là, au moment de coucher Jade, l'autre soir, me fait un énorme calin. Soudain, elle se calme. Enfin. Et elle me dit :

- Ben, moi, je t'aime beaucoup, Papa !
- Moi aussi, je t'aime, Jadou


Un petit silence, puis :

- Tiens, regarde là, le U ! me dit-elle en écartant les lèvres et posant son doigt sur ses gencives
- Le quoi ? je demande
- Là, le U ! en rose !
- Ca s'appelle des gencives, ça, Jade
- Ben là, y'a le U rose et aussi y'a un vaisseau spatial avec du sang dedans qui fait tomber la dent et la petite souris passe la prendre après
- Quoi Quoi Quoi ??? un vaisseau quoi ?
- Un vaisseau spatial avec du sang dedans qui fait tomber la dent !
- Ok, Ok, Ok...
- Et Papa, ben faudra que je fasse un mot pour la souris, Papa, tu sais !
- Ah bon?
- Ben oui, parce que moi je veux qu'elle m'amène un jouet, la souris !
(sous-entendu, pas des sous).

Elle a vraiment la pêche. Au lit à 21h40, horaire très inhabituel pour elle, largement au-delà des moments permis, elle trouve le moyen de se réveiller, de nous rejoindre dans le jardin, alors que nous venions de nous poser sur les transats. Sophie remontera avec elle, car elle avait oublié d'essayer ses baskets avant de dormir. Ca ne pouvait pas attendre le lendemain...

De nouvelles sandales

De retour de Paris, Sophie a fait son petit tour chez H&M. Elle a ramené à Nils une casquette et un t-shirt, et Jade a eu droit a son maillot de match pour dimanche, une seconde paire de sandales, une autre de baskets, car ça pousse, déjà du 28 alors que les précédentes d'il y a 3 mois étaient du 26...
Une course en avant...

Et Jade, toute fière de lister au téléphone à Manu, samedi soir, la longue liste de ses derniers cadeaux :

- Et j'ai eu aussi des perles
- Mais je sais pas où elles sont
- Mais comme elles sont dans un paquet, y'a qu'à retrouver le paquet
- pfff
- Et aussi, maman, elle m'a ramené des nouvelles sandales
- Parce qu'avant j'avais qu'une seule perle de sandales, pff, et maintenant, j'en ai deux...

lundi 10 juillet 2006

Au voleur !!!!

Voilà, on s'est fait volés par les italiens. On ne le méritait pas. Normal, sinon, ce ne serait pas un vol.
En ce dimanche, il n'est même pas minuit mais je suis fatigué car triste. J'ai appelé les copains parisiens, l'ambiance était blanche, livide.
Plus tard, beaucoup plus tard, trop tard, je repasserai le film de la soirée des dizaines de fois pour tenter de comprendre mais je ne comprendrai rien. Il me restera cet instant en mémoire, avec Jade dans mon dos, à vélo dans la nuit toulousaine, sur le chemin du retour, à qui j'explique que les italiens sont des voleurs (et à cet instant, j'étais partagé entre un souci d'éducation à l'inverse de ces valeurs : le respect même dans la défaite, et cette haine de la défaite, ce goût de la compétition), mais elle me répond que c'est pas grave, car peut-être quand elle sera grande, la France gagnera la coupe quand même. Elle a raison. Sans doute partie remise. Je lui ai tellement expliqué le coté exceptionnel d'une finale de coupe du monde, que certains ne croisent jamais dans leur vie.

J'ai eu trop de pensées, dimanche soir. Par exemple, j'ai dit à François que finalement, les italiens nous ont rendu la monnaie de leur pièce de l'euro 2000. Et puis, je me suis dit que je n'aimerais pas être à la place de mon frère, qui travaille dans un restaurant italien : l'enfer pour lui dans les prochains jours. Et je me demandais ce qu'en pensait Sophie, à coté de moi, à l'instant où j'écrivais une partie de ces lignes, en ce dimanche, au clair de lune.

Et qu'a retenu Jade, qu'en retiendra-t-elle ?

Elle retiendra Zidane, Titi, ThuThu et Frankie, qui a eu un accident de voiture. Je crois qu'elle n'a pas compris le coup de tête du premier, qu'elle ne l'a pas vu et c'est tant mieux. Sans doute retiendra-t-elle cette ambiance de pub surbondé, où debout sur une chaise, elle a suivi le match jusqu'à l'épuisement, entre jus d'orange et chips au vinaigre, au milieu d'un maelstrom de bruits ?
Mais elle n'aura pas vu les drapeaux et la fête que je voulais lui faire découvrir... Elle ne pourra donc le retenir !

Et cela serait-il si pénible et déprimant car cela me renvoit à des souvenirs d'enfance de défaite des bleus, meilleurs mais perdants avec panache, notamment 1982. Est-ce cela qui était si dur à vivre en cet instant ? ce retour vers des souvenirs douloureux que les victoires récentes n'avaient qu'endormis, et les voilà qui ressurgissent...

Est-ce tout cela qui m'a empêché de dormir, moi, l'ours hibernatus ?

Et cela, j'écris cela, je n'écris pas défaite, désillusion, déception, non, j'écris cela, comme si je n'arrivais pas à le nommer.

Et cela, comme je l'appelle, au-delà de la petite déprime qu'elle va m'occasionner, n'a-t-il pas été, à y regarder de plus près, de merveilleux moments et une aventure extraodinaire ?

Mais cela, ce sera avec le recul...

dimanche 9 juillet 2006

Litlle italy

Bon, ça approche. A 23 heures, ce sera grand bonheur ou énorme vide. Dans tous les cas, des images plein la tête. Une coupe du monde, c'est vraiment du bonheur sur la planète tous les 4 ans. C'est insuffisant mais c'est déjà ça.
Pour l'instant, ces italiens m'inquiètent. Je saurais au bout de 5 minutes de match si c'est bon ou pas. D'ici là, je ne sais rien, je pressens, je devine, j'envisage, je dévisage comme dit l'autre.

Attendre encore...

Et voir peut-être Ribery ou Trezeguet marquer en prolongations...

samedi 8 juillet 2006

Le film du vendredi

Vendredi midi, avec Nils,après la crèche et avant la sieste, on a jardiné et fait de la balançoire. Et pour créer une transition douce vers la sieste, une fois montés à l'étage, nous avons joué sur notre lit. Ce lit parental est, pour Jade et lui, un espace de jeu réservé, qui leur permet notamment de rebondir plus haut que sur leurs matelas, et se transforme aussi, selon les occasions, en tente ou plus simplement, jeu de cache-cache... où on sort de cachette quand on entend "il est où ?" comme pour répondre "je suis là !!!"...

Un lit un peu haut où on ne se met pas debout...

Un lit où il arrive de marcher sur son pantalon, et c'est curieusement fascinant... et comme je le dis, "c'est quoi c't'affaire !!!"

Un moment où je le découvre un petit peu acteur quand même, quand, levant son pantalon, il fait une petite mimique vers l'apprenti réalisateur...

Moto

L'autre jour, je reçois un mail de David, ayant enfin eu son permis à 36 ans, et troisième tentative. Mais il précise qu'il ne conduira pas, qu'il continuera à scooter...

Cinq minutes plus tard, je reçois un second mail de Jérome, qui m'annonce un décés d'une connaissance de lycée, lors d'un accident de moto...

Mis côte à côte, ça donne une très étrange impression...

vendredi 7 juillet 2006

France - Portugal

Non, non, nous ne sommes pas un couple franco-portugais comme tous ceux dont on a pu lire la gestion interne de cette demi-finale au sein du couple dans tous les journaux. Le top du top étant ce mari portugais obligé de dormir dans le canapé : comme si perdre la demi-finale n'aurait pas mérité une petite consolation...

Toujours est-il que, nous concernant, c'était juste pour immortaliser l'instant !
Vous ne reverrez pas Sophie de sitôt avec un maillot de foot, peut-être Dimanche, mais ensuite ?

Figo

Après Raul, Ronaldo, on a mis Figo à la retraite...
On s'y est mis à 3 !!

Le tour à qui ? Del piero ? Totti ?

jeudi 6 juillet 2006

2a384

2a384, c'est le code de l'immeuble de Ludo où nous avons regardé Portugal - France,
hier.
C'est, étonnamment le score de la rencontre entre ces mêmes équipes, à Marseille, en 1984 : 2 à 3, 84.
Qui peut bien avoir décidé de cela ?

Ludo aura-t-il prochainement un nouveau code, comme 0a106 ?

mercredi 5 juillet 2006

Dialogue avec Théo

Dans la piscine, Théo me demande qui a décidé du prénom de Jade, si c'est moi ou Sophie.

- Ben, c'est tous les deux, on était d'accord.
- Ah oui !
- Et on a aussi une copine qui s'appelle Jade !
- D'accord...
- Et comment vous avez trouvé Jade ?
- Ben, tu le sais bien, Théo, elle est sortie du ventre de sa maman.
- Et vous étiez à l'hopital pour ouvrir le ventre de sa maman ?
- Oui, oui
- Et il n'y avait qu'un bébé dedans, alors ?
- Oui, oui, pas comme vous, vous, vous étiez tous les deux avec Mathis dans le ventre de votre maman
- Et alors, Nils ?
- Ben, on est retourné à l'hopital, mais après, pas en même temps que pour Jade...
- Et maintenant, vous êtes quatre comme nous, alors, c'est bien !
conclut-il

Je ne sais pas quelle part de tout cela il voulait vérifier, ce qu'il cherchait à conforter de son savoir, de ses références de famille à quatre, de son statut de jumeau, ou si simplement, Nils existait enfin à ses yeux, et qu'il n'y avait plus simplement Jade, mais aussi et de plus en plus, Nils avec eux, ce qui semblait une bonne nouvelle.

Nils et Mathis se rencontrent

Nils a revu ses grands cousins ce week-end, Théo et Mathis, 12 ans à eux deux, six tout seul.
Et voilà Nils qui a dépassé le stade de bébé à quatre pattes qui intrigue ses grands cousins, pas bien longtemps, mais ils le regardent avec cet air de "ah, j'étais comme ça aussi"...

Et en images, ça donne Mathis qui se demande ce que compte bien faire Nils de cette grande boîte : Nils regarde la grande roue des cascadeurs et doit se demander ce que cela peut bien être, cette roue sur le paquet avec des enfants dessus. Puis Mathis, devant tant d'indifférence de la part de ce petit cousin, quand même, mets en joue Nils, absorbé par cette grosse boîte, qui ne voit pas le danger qui se présente. Est-ce là une menace pour éloigner ce petit cousin, mi-encombrant, mi-curieux, de la boîte du cadeau fraichement reçu ? Est-ce là un début de conversation entre les deux ? une tentative d'approche ? un premier partage autour d'un pistolet (dont Nils ne sait ni l'usage ni la représentation, seulement le bruit qu'il éxecute) ?



Mais tout cela se termine bien : faute de réaction de Nils, Mathis concède que ce petit cousin est bien inoffensif (pour l'instant ?) et pointe donc son arme au ciel : il épargne Nils qui, comme une récompense, en a presque fini avec la boîte.

Je me demande si ces deux-là auront été, au cours de l'après-midi, plus proches d'un échange qu'à ce moment précis ?
J'en doute...
Cela viendra très vite. Trop vite pour nous, parents.
Et Nils ne sait pas encore toute la chance qu'il a d'avoir deux cousins plus grands que lui qui lui montreront bien de nouvelles choses insoupçonnées tandis qu'en retour, le plaisir de faire découvrir les ravira.

mardi 4 juillet 2006

Jade boit la tasse...

Et que fait son horrible papa ?
Il prend des photos...

...mais Jade se débrouille bien...

Et son adorable papa grave ce moment...
Sa maman l'encourage !
Son petit frère regarde ça pour faire pareil plus tard...

...et le temps passe...

... sous un soleil de canicule, au frais dans la piscine, les prémices de notre mois de Juillet !